1 L’Atoll tel qu’il se raconte








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Discussion des aspects écologiques

Arguments écologiques en faveur du centre commercial et interrogations initiales


Le centre commercial est une «illustration de l'engagement de l'agglomération en faveur du développement durable ». (http://www.angers-developpement.com/territoire/latoll-inaugure-une-nouvelle-generation-de-parc-commercial).

L’argument écologique principal des acteurs du centre commercial est sa certification HQE. Un deuxième argument peut être extrapolé de la volonté de la part d’Angers Loire Métropole de « Renforcer notre offre commerciale sur des thèmes où nous sommes en concurrence avec d’autres territoires (Nantes, Rennes, Tours par exemple) ». En renforçant l’offre commerciale locale, des déplacements vers d’autres agglomérations seraient évitées.

A contrario de ces arguments, plusieurs craintes viennent à l'esprit quand on s'interroge sur l'association centres commerciaux et développement durable :

  • Quelles sont les normes environnementales que le centre commercial prétend respecter ? Quelles sont les forces et les faiblesses du dossier ? Existe t-il d'autres normes plus exigeantes?

  • Quelle est la consommation en matière première d'une telle structure et quelles en sont les rejets ? Quel « cycle de vie » est prévu pour ce bâtiment ? Quid des friches industrielles ? Restitution à l'identique des friches ? Prise en compte du coût de la déconstruction ?

  • Quels commerces peuvent être si importants qu'ils justifient « l'artificialisation » de terres agricoles ?


La certification environnementale partielle du bâtiment


Le centre commercial l'Atoll ne respecte qu’une seule norme environnementale et ce pour sa phase de réalisation : la norme « NF HQE Bâtiments Tertiaires (Référentiel Commerce applicable du 16 décembre 2008 au 08 juillet 2010 - NF380/09/296 Rev.00) ». Les autres phases de « la vie » du bâtiment » ne semblent pas respecter de normes environnementales plus sévères que le minimum réglementaire.

La norme HQE

Historique


L'association HQE a été créée en 1996, avec la réalisation de premiers bâtiments se référant à la démarche en 1998 ( http://assohqe.org/hqe/spip.php?rubrique2 ). Il s'agit d'une association de professionnels du bâtiment créée à l'initiative des pouvoirs publics. Certains membres sont publics mais aucun membre de la société civile n'a de voix dans l'association.

Être éligible


Pour être éligible à la certification HQE (NF380/09/296 Rev.00), il faut que le constructeur se soumette à trois audits de la part l'organisme Certivea. A chaque audit, l'organisme :

  • Vérifie que les exigences du référentiel du Système de Management d'Opération (SMO) sont mises en place de façon efficace

  • Vérifie l’évaluation de la Qualité Environnementale du Bâtiment (QEB).

La SMO semble être un référentiel technique d'assurance qualité.

La QEB est évaluée selon 14 cibles. Chaque cible est évaluée selon le niveau d'exigence environnementale visé : niveau de base (réglementaire), niveau performant (bonne pratique), niveau très performant (au delà des bonnes pratiques du marché).

Le minimum requis pour la certification est de positionner à minima 3 cibles en niveau « Très Performant » et au maximum 7 cibles au niveau base. Le Cible 4 doit être néanmoins traitée en « Performant » ou « Très Performant ». (Etapes-cls-de-la-certification_54.pdf)

Cible 1 : Relation du bâtiment avec son environnement immédiat.

Cible 2 : Choix intégré des produits, systèmes et procédés de construction

Cible 3 : Chantier à faible impact environnemental

Cible 4 : Gestion de l’énergie (performante)

Cible 5 : Gestion de l’eau

Cible 6 : Gestion des déchets d’activités

Cible 7 : Maintenance – Pérennité des performances environnementales

Cible 8 : Confort hygrothermique

Cible 9 : Confort acoustique

Cible 10 : Confort visuel

Cible 11 : Confort olfactif

Cible 12 : Qualité sanitaire des espaces

Cible 13 : Qualité sanitaire de l’air

Cible 14 : Qualité sanitaire de l’eau

Bilan : l’Atoll a une certification environnementale partielle


L’Atoll affiche des scores « Très Performant » sur 6 cibles (Relation du bâtiment avec son environnement, Gestion de l’eau, Gestion des déchets, Confort acoustique, Confort olfactif, Chantier à faible impact environnemental), soit 3 de plus que le minimum requis par la norme.

L’Atoll est « Performant » dans le domaine de la gestion de l’énergie, ce qui répond au minimum de la norme HQE. On peut en déduire que 7 cibles sont au niveau base, ce qui est le nombre maximum acceptable pour la norme.

On peut donc dire que l'Atoll n'est pas au niveau minimal de la norme. Sa marge est de 3 cibles qui auraient pu être au niveau « Performant » au lieu du « Très performant » réalisé. Les autres critères sont respectés de manière minimale.

La certification concerne la phase de programmation, conception et réalisation uniquement alors que le cycle de vie d'un bâtiment est bien plus long (voir illustration ci-dessous). Pour la phase d'exploitation et déconstruction, aucune norme environnementale ne semble être envisagée.

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Au-delà du HQE


Le centre commercial ne semble pas avoir pris en compte les critiques émises envers la norme HQE.

L'attention environnementale devrait couvrir tout le cycle de vie du bâtiment


Le cycle de vie d'un bâtiment intègre sa programmation, réalisation, conception mais aussi son exploitation et sa déconstruction. Aucune contrainte environnementale ne semble peser sur la déconstruction du bâtiment ou sur la durée de vie qui lui est prévue. L'exploitation du centre commercial est attribuée pour 14 ans à la compagnie de Phalsbourg, que deviendra le bâtiment après cette période ? Qui gérera sa déconstruction ?

Le centre commercial ne devrait pas contribuer à l’artificialisation des terres


L'implantation du centre commercial sur des terres agricoles à réduit la surface agricole du Maine et Loire alors qu' « En cinquante ans, la surface agricole utile (SAU) a [...] diminué de 20 %, passant de 36 millions d'hectares en 1960 à 28 millions en 2010. Le principal coupable : l'urbanisation qui, de zones industrielles en centres commerciaux, d'habitations en parkings, domine toujours plus les paysages. 40.000 hectares étaient urbanisés par an dans les années 1960, 78.000 hectares le sont actuellement ».

http://www.latribune.fr/actualites/economie/france/20111221trib000672707/chaque-seconde-26m-de-terres-agricoles-disparaissent-en-france.html

Pour limiter l’artificialisation des terres agricole, une solution est de réutiliser au maximum les friches industrielles ou commerciales existantes.

L'intégration du vivant ne devrait pas être limitée au végétal


Alors que « les équilibres écologiques nécessitent la présence d'une faune minimale. Les pollinisateurs, les insectivores méritent une attention particulière. L'éclairage nocturne ne doit pas les perturber, etc. ».

 (source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Haute_qualit%C3%A9_environnementale) :

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