Résumé Depuis quelques années, nombreux chercheurs s’entendent pour dire que des facteurs personnels, mais aussi contextuels et environnementaux affectent l’intention de créer une entreprise.








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La représentation des profils entrepreneuriaux basés sur l’intention entrepreneuriale à travers une typologie

Rédha BENREDJEM

Docteur ès Sciences de Gestion

Consultant en création d’entreprise

Redha.benredjem@gmail.com

Résumé

Depuis quelques années, nombreux chercheurs s’entendent pour dire que des facteurs personnels, mais aussi contextuels et environnementaux affectent l’intention de créer une entreprise. Nous nous sommes interrogés sur l’influence que peut avoir l’environnement économique et culturel sur les comportements entrepreneuriaux. Cette recherche porte sur une typologie des profils entrepreneuriaux dans deux pays, l’Algérie et la France. Pour atteindre notre objectif, nous avons utilisé des analyses en composantes principales pour réduire l’information et donc synthétiser les données en les regroupant dans des facteurs représentant des variables latentes pertinentes, ensuite nous avons réalisé des analyses typologiques pour déterminer des groupes homogènes d’individus. Les résultats montrent l’existence de quatre profils d’individus basés sur l’intention entrepreneuriale chez trois populations, étudiants, chômeurs et salariés. Ces profils se distinguent notamment selon la nationalité et la situation professionnelle.
Mots clés :
Intention, Entrepreneuriat, culture, environnement, typologie

La représentation des profils entrepreneuriaux basés sur l’intention entrepreneuriale à travers une typologie
1. INTRODUCTION
L’entrepreneuriat représente un marché avec une forte demande sociale. Comme l’ont précisé Bruyat (1993) et Fayolle (2004), la création d’entreprise est devenue l’objet d’une demande sociale qui provient de différents acteurs : les citoyens, les Etats et les collectivités locales, les différents organismes financiers, les créateurs d'entreprise, etc. La création d’entreprise constitue une sérieuse solution pour renforcer le tissu économique et social et lutter contre le chômage, l’informel et la précarité.

La recherche en entrepreneuriat a connu un développement considérable depuis ces deux dernières décennies. Les gouvernements, les experts, les enseignants et les chercheurs ont compris que le développement économique ne se fera pas sans le développement de l’esprit entrepreneurial chez la population et surtout chez celle qui est susceptible de se lancer dans une affaire. Néanmoins, la plupart se font dans un contexte précis et moins sont les comparaisons entre pays. Et s’il y a comparaisons, elles sont rares entre pays développés et pays en développement. Ne serait-il pas intéressant de faire des études comparatives afin de faire profiter les uns et les autres des bonnes pratiques ? Tant que la dimension culturelle est respectée, la comparaison est possible dans la mesure où l’objectif est de comparer des pratiques, des comportements, des perceptions, des croyances et des profils.

Malgré le développement de la recherche en entrepreneuriat, il est encore constaté que les facteurs liés à l’environnement y sont peu développés. En effet, les principales recherches en entrepreneuriat sont basées sur les caractéristiques personnelles de l’entrepreneur, sur ses motivations et sa personnalité. Depuis quelques années, nombreux chercheurs s’entendent pour dire que des facteurs personnels, mais aussi contextuels et environnementaux, affectent l’intention de créer une entreprise. La culture entrepreneuriale, les valeurs, les croyances et les normes prévalant dans un milieu, apparaissent comme des facteurs les plus susceptibles d’influencer la propension d’une personne à créer une entreprise (Audet, Riverin et Tremblay, 2005 ; Busenitz et Lau, 1996 ; Davidsson et Wiklund, 1997). Même si beaucoup d’attention a été portée par le passé sur l’entrepreneur, sur ses traits et ses caractéristiques, il n’en demeure pas moins que ces attributs sont liés à son milieu de vie social et culturel (Borges, Simard et Filion, 2005). C’est ce milieu qui recèle la ressource indispensable à l’entrepreneuriat, une culture qui stimule et soutient les initiatives d’affaires.

Dans cette recherche, nous nous focalisons particulièrement sur l’étape en amont qui précède le passage à l’acte entrepreneurial en insistant sur l’intention d’entreprendre ainsi que les croyances concernant la création d’entreprise. La plupart des chercheurs qui étudient l’action s’accordent pour dire que l’intention est centrale dans le processus entrepreneurial. Ainsi, nous avons décidé de travailler sur le cas algérien et le cas français dans un but comparatif. Dans cette perspective, nous souhaitons apporter des éclairages nouveaux quant à la création d’entreprise auprès des différentes catégories de la population active (étudiants, chômeurs et salariés) susceptibles de créer une entreprise. Par étudiants, nous visons le jeune entrepreneur de demain. Par salariés, nous visons les personnes qui souhaitent changer de carrière par manque de satisfaction ou qui souhaitent réaliser un rêve. Enfin par chômeurs, nous visons les personnes qui cherchent à créer leur entreprise pour réaliser leur rêve et celles qui cherchent à la créer pour sortir du chômage. Nous nous intéressons aux représentations de profils entrepreneuriaux chez ces catégories sociales. Nous faisons référence à des profils d’entrepreneurs, or il ne s’agit que de profils construits sur la base d’intention et non nécessairement d’action.
Une étude antérieure que nous avons menée sur deux échantillons d’étudiants algériens et français (Benredjem, 2011) a montré que la hiérarchie d’influence des antécédents de l’intention varie entre les deux pays. L’intention entrepreneuriale chez les français est expliquée par l’attrait et le contrôle perçu. En Algérie, l’intention entrepreneuriale est expliquée par le contrôle perçu, puis par la norme sociale et enfin par l’attrait perçu. C’est résultats nous ont amené à nous interroger sur l’effet que peut avoir l’environnement sur l’explication de l’intention entrepreneuriale. L’environnement entrepreneurial (culture, économie, sociale, politique, etc.) apparaît comme un facteur susceptible d’influencer l’intention d’une personne à se lancer dans une création d’entreprise. Ainsi nous cherchons à savoir comment l’environnement impacte l’intention de créer une entreprise à travers une typologie de profils entrepreneuriaux. Nous nous interrogeons sur l’influence de l’environnement sur les profils entrepreneuriaux chez différentes catégories de la population (étudiants, chômeurs et salariés). Nous supposons que le regroupement d’individus dans des profils entrepreneuriaux est lié en grande partie à leur perception de l’environnement qui les entoure. Afin de répondre à nos questionnements, nous nous sommes fixés deux objectifs :

- Décrire les échantillons à partir d’une typologie et les classes selon les différentes dimensions (socioculturelle, politique gouvernementale, socio-économique, sociodémographique) et variables.

- Caractériser des profils basés sur l’intention entrepreneuriale.
Après avoir précisé notre problématique et nos objectifs, nous allons aborder le cadre théorique de notre recherche.
2. CADRE THEORIQUE
Si la recherche en entrepreneuriat est très récente comparée avec d’autres disciplines, les recherches sur l’entrepreneur existent depuis longtemps. Deux approches forment les bases des recherches sur l’entrepreneur. L’approche fonctionnelle des économistes cherche à répondre à la question « Que fait l’entrepreneur ? ». Une deuxième approche, tente de répondre à la question « Qui est l’entrepreneur ? », s’intéresse aux traits et aux caractéristiques psychologiques de l’entrepreneur avant d’évoluer vers des typologies, qui ont permis de se rendre compte de la diversité d’entrepreneurs. Toutefois, la recherche par les traits ne permet pas de comprendre l’émergence organisationnelle, ce qui a amené l’émergence d’une troisième approche, plus récente, étudiée plutôt par des gestionnaires et des spécialistes des sciences du comportement. Appelée approche processuelle, elle se focalise sur le processus d’émergence. Elle est désormais au cœur des recherches en entrepreneuriat notamment dans les recherches sur l’intention entrepreneuriale. Nombreux auteurs (Brockhaus et Horwitz, 1986 ; Bygrave et Hoffer, 1991 ; Béchard, 1996) estiment qu’il est insuffisant et illusoire de mettre en avant seulement les traits de personnalité de l’entrepreneur et de le placer comme un idéal-type ayant toutes les caractéristiques d’autant plus que le processus entrepreneurial semble être négligé. Stevenson et Jarillo (1990) et Fayolle (2005) estiment qu’il est difficile de modéliser et d’expliquer un comportement complexe (l’entrepreneuriat) en s’appuyant sur quelques traits psychologiques ou sociologiques. Bien que l’utilisation des typologies est encore très répandue, la typologie d’entrepreneurs à partir des caractéristiques seulement paraît illusoire (Fayolle, 2002). Ce constat a conduit les chercheurs à s’intéresser à l’étude des processus entrepreneuriaux.
L’avènement de l’approche comportementale a permis de traiter l’entrepreneuriat en tant que processus évolutif. Cette approche place la création d’entreprise dans un processus et la considère comme un événement contextuel soumis à l’influence de l’environnement et de la culture. Cette approche a connu un essor considérable pendant les années 1990, notamment avec les travaux de Gartner sur l’émergence entrepreneuriale (1985, 1988). Gartner a proposé un modèle multidimensionnel qui se compose de quatre dimensions qui agissent et interagissent dans l’émergence d’une nouvelle organisation : l'individu, le processus, l'organisation et l'environnement. L’émergence d’une organisation passe par plusieurs phases de l’intention en passant par la décision à la création effective. L’émergence organisationnelle est le fruit d’un état psychique (la vision et l’intention) et d’un état physique (l’engagement entrepreneurial).

L’étude de l’intention entrepreneuriale implique au chercheur de la situer dans le processus organisationnel. Selon les travaux de Katz (1992), de Bruyat (1993) et de Emin (2003), l’émergence entrepreneuriale suit un processus classique qui se résume en deux phases principales : Le processus décisionnel, Le processus de mise en œuvre. Ces phases se scindent en deux sous phases : Le processus intentionnel, Le processus déclenchement, Le processus engagement, Le processus démarrage.

Le processus intentionnel est formé tout d’abord par une perception. L’individu développe des représentations mentales de la création d’entreprise. La personne perçoit le phénomène ; ensuite une vision est développée, c'est-à-dire une représentation mentale de la création d’entreprise comme future possible. Ensuite, l’appropriation par l’intention de l’état futur est envisagée. Pour que l’action soit véritablement déclenchée, l’intention doit se transformer en décision d’action. Une fois l’intention formée, elle sera validée ou non. Si l’intention est validée, l’individu passe de l’état mental à l’état physique. Cette phase est initiée par la décision.
Selon les adeptes des modèles intentionnelles, les intentions peuvent prédire les comportements à travers plusieurs variables qui sont l’attitude, la norme sociale et le contrôle perçu (Ajzen, 1991) ou les déplacements, les perceptions de la désirabilité et de la faisabilité et la propension à l’action (Krueger, 1993). Ces variables sont issues de l’environnement économique, social et culturel. L’effet de la variable sociale et culturelle ne paraît pas neutre dans la formation de l’intention entrepreneuriale. L’approche contextuelle suppose que le comportement humain est influencé par son milieu (environnement). Par « environnement » nous visons la notion de culture, de contexte économique et social ainsi que le milieu institutionnel.
En réponse à la limite commune des approches par les caractéristiques individuelles, d’autres auteurs ont considéré l’entrepreneuriat comme déterminé par un contexte social, culturel, économique, politique, etc. C’est ainsi que l’approche contextuelle a émergé. Elle se focalise sur l’environnement et suppose que l’entrepreneuriat est favorisé par celui-ci. Cependant, il est important de noter que les adeptes de cette approche ont souvent négligé l’apport des caractéristiques individuelles. Ils n’expliquent pas pourquoi certaines personnes, vivant dans le même contexte, ne réagissent pas de la même manière. Pour pallier les limites, à la fois de l’approche individuelle et de l’approche contextuelle, une nouvelle approche appelée approche interactionniste a émergé. Celle-ci met en interaction les individus et le milieu dans lequel ils vivent. Dans ce cadre, l’acte d’entreprendre n’est plus seulement le fait des caractéristiques personnelles mais, est également lié aux facteurs contextuels qui vont agir de manière contingente pour favoriser ou inhiber le comportement entrepreneurial. L’individu développe un état d’esprit, agit et se comporte suite à ses envies et ses intentions, tout en tenant compte du milieu qui le limite, qui le contraint ou qui le motive. L’environnement est à son tour un élément influençable, il est le résultat des hommes avant tout. A ce sujet, Bird (1988) propose une combinaison de facteurs personnels et contextuels qui prédisposent les individus à avoir l’intention de créer une entreprise (expérience, traits de personnalité, etc.). Shapero et Sokol, (1982) ont également insisté sur le rôle des facteurs contextuels et de situation. Ils utilisent les notions de “push” (environnementaux négatifs inhibiteurs) et de “pull” (environnement attractif et stimulateur) en insistant sur l’influence des déplacements dans la réalisation de l’acte entrepreneurial. Dans son modèle, Learned (1992) insiste sur une combinaison de caractéristiques psychologiques en interaction avec les facteurs contextuels qui rendent les individus plus susceptibles de créer une entreprise. Pour Bruyat et Bouche (2000), comprendre le phénomène entrepreneurial passe nécessairement par la prise en compte de quatre dimensions : l’entrepreneur, son projet, le ou les environnements dans lesquels il baigne, et enfin le processus dans lequel il se trouve. Dyer (1994) insiste à travers une théorie de carrière entrepreneuriale sur l’effet du milieu qui entoure l’individu depuis son enfance notamment la famille, les amis et les proches, etc. Gasse (2002) revient sur l’importance du milieu et souligne que l’évolution de l’entrepreneuriat est fonction d’une interaction dynamique entre un ensemble de facteurs externes et les caractéristiques de l’individu. Cette interaction crée des climats plus ou moins favorables à l’entrepreneuriat. A ce sujet, il propose un ensemble de facteurs qui participent dans le développement d’une région entrepreneuriale tels que les perceptions de l’entrepreneur, les attitudes du milieu, la présence d’universités, etc. D’autres travaux ont également mis en exergue le rôle de l’individu et de l’environnement. Nous pensons aux travaux de Luthje et Franke (2003) qui se sont focalisés sur l’impact des dispositions personnelles et des perceptions des conditions contextuelles sur l'intention de créer une entreprise.

Mais que signifie « environnement » ? L’environnement entrepreneurial fait référence à une combinaison de facteurs qui jouent un rôle dans le développement de l’entrepreneuriat. Le concept d'environnement est riche et complexe. Gnyawali et Fogel, (1994, p. 44) définissent l’environnement entrepreneurial comme une combinaison de facteurs qui jouent un rôle dans le développement de l'entrepreneuriat. Premièrement, il se réfère à l'ensemble des facteurs économiques, socioculturels et politiques qui influencent la volonté et la capacité des individus à entreprendre. Deuxièmement, il renvoie à la disponibilité de services d'assistance et de soutien qui facilitent le processus de démarrage.

Bruno et Tybjee (1982) ont résumé un bon nombre de facteurs, constituant l'environnement entrepreneurial, qui peuvent jouer un rôle dans le développement de l’entrepreneuriat dans un pays ou une région. Les facteurs environnementaux les plus fréquemment cités sont : la disponibilité de capital-risque, la présence d'entrepreneurs expérimentés et d’une main-d'œuvre qualifiée, l’accessibilité des fournisseurs, l’accessibilité des clients ou de nouveaux marchés, les politiques gouvernementales favorables, la proximité des universités, la disponibilité de terrains et de locaux, l’accessibilité des transports, la disponibilité de services et de soutien, les conditions de vie attrayantes. On retrouve également des facteurs qui sont jugés très importants dans l'augmentation du taux de création d'entreprise tels que le financement informel et l’économie informelle, la croissance économique, le taux de chômage, la privatisation, le développement et le fonctionnement du système financier, l’intensité des barrières administratives, les spécificités du marché du travail, le taux d’échec, les conséquences légales de la défaillance, l’esprit d’entreprise et la perception collective de l’entrepreneur défaillant (Julien et Marchesnay, 1996 ; Valdez, 1988).
Par ailleurs, pour montrer qu’il existe des frontières en terme de culture nationale et que les personnes dans d’autres pays peuvent penser et agir différemment, des recherches, comme celles du psychologue Hofstede (1980, 1994, 2001), ont été menées pour étudier l’aspect culturel. Hofstede propose une taxonomie qui identifie les cinq dimensions d’une culture nationale expliquant le comportement des individus dans un milieu de travail : une forte ou une faible distance hiérarchique (distance au pouvoir), un individualisme ou un collectivisme, une masculinité ou une féminité, une forte ou une faible maîtrise de l’incertitude, et enfin une orientation à long ou à court terme. Busenitz et al. (2000) et Hayton et al. (2002) soulignent que l’avantage de la taxonomie d’Hofstede est le fait d’agréger plusieurs composantes qui traitent plusieurs attitudes caractérisant l’entrepreneuriat et l’esprit entrepreneurial telles que l’individualisme qui peut être rapproché de l’innovation, l’incertitude traitant la prise de risque, et la masculinité se référant au lieu de contrôle, etc.
De nombreux travaux, notamment ceux du Global Entrepreneurship Monitor, ont montré qu’il y a une différence entre les taux de création d’entreprise et que ces derniers diffèrent fortement selon les pays et même selon les régions. Bien qu’un grand nombre de déterminants qui expliquent les variations entrepreneuriales aient été explorés, les différences entre pays ne sont toujours pas encore expliquées. Ces variations sont liées à des différences de niveaux de développement économique, mais aussi à des divergences de caractéristiques démographiques, culturelles et institutionnelles (Wennekers, 2006). La revue de la littérature montre que souvent les recherches sont faites dans un contexte et un environnement institutionnel spécifique à un pays donné. A ce sujet, la théorie institutionnelle montre que chaque pays dispose de caractéristiques institutionnelles distinctes. Ces caractéristiques reflètent les différents aspects de l’environnement national que sont les normes sociales, culturelles ainsi que les normes réglementaires et institutionnelles (Scott, 1995 ; Busenitz et Lau, 1996 ; Kostova, 1997 ; Busenitz, Gomez et Spencer, 2000). Du même avis, Hernandez (2001) a également insisté sur les facteurs institutionnels ayant un rôle dans le phénomène entrepreneurial, ces facteurs sont d’ordre socio-économique et culturel. De nombreux chercheurs ont tenté d’expliquer les différences entre les pays. Les travaux de Kostova (1997) sur le profil institutionnel peuvent en être une bonne référence. Busenitz, Gômez et Spencer (2000, p. 995) ont préféré écarter la taxonomie d’Hofstede et ont choisi d’utiliser l’échelle de Kostova. Le concept de profil institutionnel est présenté comme un moyen de conceptualiser et mesurer les caractéristiques relationnelles et régulatrices qui affectent le développement des organisations au niveau des pays (Kostova, 1997). Le profil institutionnel d'un pays reflète l'environnement institutionnel, il est défini comme l'ensemble de toutes les institutions qui ont été établies et exploitées dans ce pays au fil du temps, et transmises aux entreprises à travers les individus (Kostova, 1997, p. 180). Dans son étude, Kostova a introduit le concept de trois dimensions basées sur le profil institutionnel afin d’expliquer comment les politiques gouvernementales affectent l’activité entrepreneuriale. Busenitz, Gômez et Spencer (2000) ont utilisé le modèle de Kostova pour expliquer pourquoi le niveau d’entrepreneuriat diffère et varie d’un pays à un autre. Ils ont cherché à mesurer les dimensions régulatrices (les lois, les régulations et les politiques publiques qui soutiennent les nouvelles entreprises), cognitives (les connaissances partagées entre les personnes qui comptent créer un nouvelle affaire) et normatives (degré d’admiration et de valorisation des entrepreneurs…) du profil institutionnel des pays.

L’image de l’entrepreneur au sein d’une société est un concept qui se réfère à l’admiration de la société envers l’entrepreneur, à l’image des créations novatrices et enfin à la création d’entreprise en tant que choix respectable et acceptable.

Pour expliquer la relation entre les facteurs institutionnels et économiques et le développement de l’entrepreneuriat, Hayton, George et Zahra (2002) ont développé un modèle complet intégrant plusieurs déterminants (contexte, culture, cognition, croyances et valeurs). Ce modèle suggère que dans la recherche comportementale, la culture nationale peut être vue sous différentes formes. Ces formes comprennent les besoins et les motivations, les croyances et les comportements, la cognition, les valeurs culturelles (collectives et individuelles) et le contexte national (institutionnel, relationnel, culturel, économique). Selon les auteurs, la culture peut être conçue comme une variable modératrice de la relation entre les facteurs contextuels (institutionnels et économiques) et l’entrepreneuriat. Le rôle modérateur de la culture montre que la culture nationale a un effet catalyseur plutôt que causal. Le modèle suggère que les caractéristiques culturelles transforment et complètent les contextes institutionnels et économiques pour influencer la création d’entreprise. Les travaux de Hayton, George et Zahra de 2002 soutiennent qu’un fort individualisme, un degré élevé de masculinité, un faible contrôle de l'incertitude, et une faible distance hiérarchique sont propices à l'entrepreneuriat.
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