Résumé des analyses que je juge les plus «importantes»








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date de publication23.10.2016
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Notes mensuelle d’analyses de mai 2015 d’André LETOWSKI andre.letowski@free.fr

Un bref résumé des analyses que je juge les plus « importantes »

Créations et reprises d’entreprises

  • Conjoncture de la création d’entreprises :

Le nombre de création non autoentrepreneurs, en avril 2015, a légèrement progressé au regard des 3 derniers mois (27 405 contre une moyenne de 26 458, +3,6%), alors que le nombre d’autoentrepreneurs a nettement régressé (19 579 contre 21 057,-7%) ; il en est de même au regard d’avril 2014 (respectivement +10,3% et -22,2%) ; il en encore est de même au regard des 12 derniers mois (+3% et -3,7%). La tendance amorcée depuis 2011 (moins d’autoentrepreneur et davantage de non autoentrepreneur) se poursuit.

Les services, exigeant habituellement des niveaux de formation « supérieure », progressent dans les deux types de création (services aux entreprises, finances/assurances, santé/éducation) ; le commerce, dont les HCR, progressent eux aussi mais dans la seule catégorie des non autoentrepreneurs ; les activités plus «manuelles » (construction, services aux particuliers et « industrie ») régressent dans les 2 types de création.

Analyse André LETOWSKI à partir des données INSEE


  • Quelques données additives sur la création d’entreprises

- En 2014, les 267 350 créations de type « classique » (non autoentrepreneurs) ont pour forme juridique 38% l’entreprise individuelle, 36% une société (SARL, SA…), et 26% une société unipersonnelle (EURL, 13% et SASU 12%).

- L’évolution du nombre total de création depuis 2002 connait des différences d’importance :

* 2002-2008, en moyenne France métropolitaine (+55,2%), une période où les évolutions sont les plus constatées ; les régions du nord, de l’est et du centre sont celles qui ont manifesté les plus fortes évolutions favorables

* 2008-2010, période de l’apparition des autoentrepreneurs et de leur plus forte évolution : peu d’écarts entre régions avec toutefois encore une évolution plus favorable dans les régions du Nord-Pas-de-Calais, Picardie et Lorraine

- 2010-2013 et 2013-2014, une stabilisation du nombre de créations (et une tendance à la diminution des autoentrepreneurs).

« La conjoncture en France en 2014 », APCE, conjoncture annuelle, mai

Entrepreneuriat, sensibilisation, formation à l’entrepreneuriat


  • La création et le suivi d’un indice entrepreneurial au Québec

Un sondage de qualité avec près de 2 600 répondants, représentatifs de la population active des 18-64 ans, de nombreux indicateurs articulés autour de 4 indicateurs principaux (dont intentions de créer, démarches pour ce faire) et signifiants pour les 17 « régions », mais insuffisant pour analyser les entreprises existantes et les cessations.
La perception à l’égard du fait d’entreprendre est très proche des résultats des sondages en France : le fait de travailler à son compte ou d’avoir sa propre entreprise est considéré comme un choix optimal de carrière ; l’indépendance, l’épanouissement de soi constituent le principal attrait de l’entrepreneuriat, bien avant le fait de gagner plus, le risque (défis quotidiens), voire la reconnaissance sociale. Par contre, l’insécurité et le risque reliés à l’échec, les revenus instables représentent les éléments les plus indésirables.
Le taux d’intentions entrepreneuriales est en moyenne de 20%, mais de 34 à 39% pour les 18-34 ans ; il est deux fois plus élevé pour les personnes issues de « familles en affaires » et 1,7 fois plus chez les immigrants. Toutefois la moitié de ceux qui ont l’intention de créer ont entrepris des démarches pour créer (dans les 3 ans à venir).

L’identification d’une opportunité (se différenciant pour cet item de la France), les compétences personnelles et la présence d’un mentor (une spécificité du Québec) sont 3 facteurs déclencheurs. Importants. L’obstacle principal est le manque d’argent.

Les atouts principaux cités sont les qualités de la personne qui a l’intention d’entreprendre (qualités personnelles, capacités et compétences, compréhension du monde des affaires), les aides (information, conseil) et le soutien (de gens positifs dans l’entourage), alors que le manque de réseau et d’argent apparaissent comme des handicaps.

Interrogés sur les actions souhaitables à conduire pour améliorer la culture entrepreneuriale, ceux qui ont entrepris citent la démystification des ressources, celle des qualités nécessaires pour se lancer  et la promotion de l’entrepreneuriat comme carrière. 

En définitive, quelles différences essentielles avec la France ?

- Un écosystème différent en ce qui concerne l’indemnisation des chômeurs créateurs (très peu nombreux à créer au Québec), un appui plus marqué aux candidats à l’entrepreneuriat (mentorat notamment), une immigration plus sélective qui conduit à plus d’intention entrepreneuriale pour s’intégrer

- Des taux de pérennité beaucoup plus faibles au Québec, qui conduisent à un rebond facile (une connotation moins marquée de l’échec), et ce notamment chez les plus jeunes

- Nettement plus d’intention de créer de l’emploi autre que le sien

- La conscience que les autres chefs d’entreprise (partenaires d’affaires et mentors) et leurs réseaux sont essentiels, et leur recours bien plus sollicité

- Une attention plus marquée aux opportunités d’affaires au Québec
« Entreprendre : partout pareil au Québec », Indice entrepreneurial Québec 2015, Fondation de l’entrepeneurship, avec l’appui de la Caisse de Dépôt et de placement du Québec, en partenariat avec l’Institut d’Entrepreneuriat
TPE, artisanat, PME


  • Quelles opinions ont les patrons de TPE sur les institutions qui les représentent ?


A propos des CMA et CCI

Globalement les ¾ ont une bonne image des CMA ou CCI

Mais seulement 20% ont voté lors des dernières élections aux CMA ou CCI (27 à 30% les employeurs, 29% les artisans et 83% des sans salarié n’ont pas voté). 30% connaissent bien le fonctionnement de leur compagnie consulaire ; 30% connaissent bien les services qui leur sont offerts (40% les artisans, 43% de ceux qui ont un chiffre d’affaires supérieur à 1M€) et y ont fait appel.

Les services auxquels ils ont eu recours sont en ordre décroissant la formation continue, les conseils pour la création/reprise ou l’intégration dans la région, l’apprentissage, la réglementation, la R&D, le développement international et les RH.

78% en ont été satisfaits (dont 38% très satisfaits) ; les moins satisfaits sont les commerçants ; 86% souhaitent le maintien ou le développement de ces services.

72% sont favorables à une fusion des CCI et des CMA au niveau des départements.

A propos des syndicaux patronaux

62% ont une bonne image de leur syndicat de branche, de l’ordre de 43% pour le MEDEF, CGPME, mais de 30% pour l’UNAPL et l’UPA.

56% estiment que le syndicat de branche défend bien les intérêts des petites entreprises, un peu moins pour les autres organisations nationales (45% et moins encore pour le MEDEF avec 31%) ; mais seulement 19% sont adhérents d’une organisation syndicale.

Toutefois, 56% estiment que les réglementations visant les entreprises devraient être élaborées avec les syndicats de branche.
A propos des élus politiques

37% estiment que les élus locaux « comprennent les préoccupations des dirigeants de TPE » ; ce chiffre n’est plus que de 29% pour les élus régionaux et de 11% pour les élus nationaux.
« Baromètre de TPE, vague 58 », Ifop-Fiducial, mai

Développement des entreprises, collectifs d’entreprise


  • Les 23 144 entreprises coopératives françaises représentent aujourd’hui 4,5% de l’emploi salarié (1,079 million de salariés) et un chiffre d’affaires de 300Md€ (38Md€ de hausse entre 2008 et 2012).


Les entreprises coopératives du Top 100 (chiffres 2012), ont une ancienneté moyenne de 45 ans et affichent un chiffre d’affaires cumulé de 228Md€ (+17,4% par rapport à 2010). 76% de leurs sièges sociaux sont situés en région, contre 9% pour les plus grandes entreprises françaises. Elles emploient 765 342 salariés (+4% entre 2008 et 2010, stable entre 2010 et 2012) ; 24 millions de sociétaires participent à la gouvernance (1 million de plus depuis 2010).
Les 23 144 coopératives sont présentes dans la plupart des secteurs d’activité :





Nbre de sociétaire

Nbre de coopératives

Nbre de salariés

CA en Md€

Commentaires

Coopératives de commerçants,

Commerce associé

30 815 entreprises

80 et 145 enseignes

510 800

138 ,2

29% du commerce de détail

Coopératives agricoles

¾ des agriculteurs

2 850 et 12 400 CUMA

160 000

83,7

Les 2/3 du top 100

Banques coopératives

22 millions




346 000

PNB de 67,5

60% banque détail

Scop

22 805 sal associés

2 004

42 150

3,8




Coopératives de consommateurs

750 000 associés

35

9 500

2,65

Nord, Picardie, Alsace, Atlantique

Coopératives d’artisans

59 000 entreprises

425

3 500

1,2

Surtout le bâtiment

Coopératives maritimes

1 230 entreprises

134

1 800

1,2




Coopératives HLM

56 296 associés

171

999

0,182




Coopératives de transports

816 entreprises

46

1 655

0,145




Soc Coop d’intérêt Commun

23 234 associés

266

2 493

0,11





En 2010, les 37 pays européens membres de Cooperatives Europe, comptent 123 millions de coopérateurs et 160 000 coopératives qui emploient 5,4 millions de salariés. L’Italie (41 552 coopératives), l’Espagne (24 276) et la France (21 000) sont les premiers pays en termes de nombre d’entreprises coopératives ; le mouvement coopératif français fait figure de leader en termes de nombre de coopérateurs avec 24 millions de membres, suivi par l’Allemagne (20,5) et l’Italie (13). L’Italie compte plus d’un million de salariés et l’Allemagne plus de 830 000.

Les secteurs phare des coopératives sont ceux des services industriels (41%) et de l’agriculture (33%) ; on y trouve également le logement (17%), la banque (5%), la consommation (3%) ; du fait du caractère spécifique de leurs activités, les secteurs bancaire (54%) et celui de la consommation (25%) comptent le plus de membres.

« Panorama sectoriel des entreprises coopératives et Top 100 », Edition 2014, Coop FR, janvier
Accompagnement des créations, des TPE et PME


  • Le réseau Initiative France, constitué de 228 plateformes, a financé en 2014, 9 956 projets de créations d’entreprise (61% des bénéficiaires Initiative France), 5 520 projets de reprise (33%) et 778 opérations de croissance (5%), contribuant à créer ou sauvegarder 38 466 emplois.

Le montant total des prêts d’honneur a atteint 172,5M€, dont 145,8M€ de prêts d’honneur Initiative et 26,7M€ de prêts Nacre, soit en moyenne un prêt de 8 900€, générant au total près d’1,2Md€ prêté aux entrepreneurs (effet de levier de 7,6).

Avec 876 salariés et 15 450 bénévoles (dont 4 600 parrains), les équipes d’Initiative France ont suivi en 2014, 56 140 chefs d’entreprise dont 18 882 nouveaux entrepreneurs (mais ont accueilli 2,6 fois plus de projet).

Les taux de pérennité après 3 ans d’existence sont de 87% et de 74% à 5 ans ; noter que 63% des entrepreneurs bénéficiaires d’un prêt d’honneur étaient en outre demandeurs d’emploi.
« 38 466 emplois créés ou sauvegardés grâce à l’action d’Initiative France », communiqué de presse du 8 avril

Territoires

  • Si l’installation d’établissements en ZFU (créations dont autoentrepreneurs, transferts) est plutôt plus favorable qu’en zone urbaine de référence, les activités y différent pour partie ; l’emploi salarié (notamment exonéré) est par contre en chute, au regard des années antérieures.

Au 1er janvier 2013 on dénombre plus de 66 000 établissements en ZFU avec un nombre d’installations en 2013 de l’ordre de 15 000, soit un taux d’installation de 22,8% en ZFU contre 19,3 dans les unités urbaines environnantes, comprenant au moins une ZFU ; le taux de pérennité des toutes premières années y est faible.

Les types d’activité diffèrent si l’on compare avec les zones urbaines de référence : plus d’établissement de construction et de santé/action sociale, moins de commerce (notamment de type HCR ou immobilier) et de services aux entreprises.

Ces propos, issus du rapport bilan 2014 sur les ZUS, permet toutefois peu d’appréhender la réalité économique, parce que l’on y traite des établissements et non des entreprises, parce que les mouvements pris en compte sont aussi bien des créations (dont des autoentrepreneurs non chiffrés) que des transferts, par ailleurs certains fortement incités par les exonérations.

La création d’entreprise y apparait comme une action plutôt marginale, du moins au regard des montants des crédits affectés par l’Acsé (10% au bénéfice de la création/reprise). Mais ce rapport reflète-t-il la globalité des actions conduites en direction de la création/reprise d’entreprise ?

Le constat fait est celui d’une réussite plus que modeste : nettement moins d’établissements nouveaux exonérés, idem pour les emplois exonérés (mais une hausse des emplois aidés) et le nombre global des emplois dans les établissements exonérés.

Il est vrai que le contexte économique, les spécificités des ZUS (taux de pauvreté, de chômage, sentiment d’insécurité…), les modifications du cadrage de l’action (diminution des budgets affectés notamment), l’insistance mise sur le quasi seul repositionnement des sans-emploi (abandon progressif du volet développement économique ?), rendent difficile la réussite de ces actions.
« Observatoire national des zones urbaines sensibles : rapport 2014 », ONZUS, mai



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