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Remerciements


Avant de commencer cette étude, je tiens à adresser mes plus vifs remerciements à ceux qui m’ont donné de leur temps pour m’écouter, pour répondre à mes questions, pour me permettre d’observer, pour réaliser ce travail et pour me soutenir.

Ma gratitude va tout particulièrement à Monsieur Dominique Lawalrée qui fut mon promoteur et qui a suivi mon travail avec un grand intérêt et de bons conseils.

Un tout grand merci aussi à Madame Véronique Detroux qui a accepté avec plaisir d’être ma lectrice pour ce travail.

Merci encore à Madame Alix Colin qui n’hésita pas à m’inviter dans sa classe de musique afin de pouvoir y observer les enfants et qui prit le temps de répondre à toutes mes questions.

Je tiens encore à remercier mon mari, Sylvain Eekhout pour avoir pris le temps de relire tout mon travail avec une grande attention et d’avoir été de bon conseil pour la tournure de mes phrases.

Enfin, j’aimerais remercier ma famille pour son soutien et tous les professeurs qui m’ont permis de me former au cours de ces trois années et sans qui ce travail n’aurait pas été possible.


Introduction


Aujourd’hui, on entend beaucoup d’enseignants se plaindre que leurs enfants ne sont pas assez concentrés en classe, qu’ils ne suivent pas bien les apprentissages ou encore qu’ils sont bruyants. Les parents d’élèves ont aussi tendance, petit à petit, à tenir le même type de discours. Combien d’enseignants disent avoir un enfant hyperkinéthique ou hyperactif dans leur classe ? Et beaucoup se trouvent un peu démunis face à ce genre de problèmes, ils prétendent ne pas avoir assez d’outils, d’idées pour attirer l’attention de ces enfants.

Pourtant il existe des moyens pour développer la concentration des enfants, pour combler en partie la lacune que soulèvent les enseignants. Il est possible d’y arriver par la musique entre autres. Ainsi, on peut mettre de petites choses en place au quotidien qui mènent à une meilleure concentration.

Sur un plan personnel, je suis baignée dans le monde de la musique depuis ma petite enfance. J’ai appris à l’apprécier puis à l’aimer pour finalement en jouer moi-même. C’est devenu une réelle passion. Etant bientôt enseignante, j’aimerais partager cet intérêt avec les enfants. Je suis également convaincue que la musique a bien des vertus, dont celle d’apaiser, de calmer, d’inviter au travail. N’entend-on pas souvent dire autour de nous, dans les groupes d’étudiants : « moi je travaille avec un fond de musique sinon je m’endors ». C’est vrai, moi aussi j’ai toujours étudié mes cours en musique, il m’arrivait même de chanter mes déclinaisons latines pour mieux les retenir. Jacques Brel est un exemple du latin en chanson. Je suis sûre que beaucoup de professeurs de cette langue morte décident de passer la chanson « Rosa » de notre Jacques national pour introduire les déclinaisons. N’est-il pas plus simple de mémoriser un poème lorsqu’on le chante ? La musique a un pouvoir, une emprise extraordinaire et bien souvent inconsciente chez l’humain.

Elle peut donc être une solution pour développer la concentration chez les enfants, et ce dès la 1ère primaire. En accueil, en soutien à une activité, par le chant, l’enfant va apprendre à se concentrer, la musique va l’y aider en calmant son rythme cardiaque, en l’amenant vers les ondes cérébrales qui lui permettent d’être détendu.

On confond bien souvent l’attention et la concentration, je m’attacherai donc dans la première partie de ce travail à distinguer ces deux concepts et à expliquer davantage les différents aspects de la concentration.

Nous verrons ensuite le rôle du cerveau dans la concentration et face à la musique. Comment la musique va-t-elle avoir une influence sur nos ondes cérébrales ? Quel est le rôle de l’hémisphère gauche et droit ?

Nous continuerons par découvrir enfin comment la musique va pouvoir favoriser la concentration. C’est donc dans cette partie de l’étude que vous trouverez les différentes méthodes qui ont été développées et qui utilisent la musique. Ainsi vous découvrirez Tomatis, Lozanov ou encore l’Effet Mozart. Ce sera aussi l’occasion de voir comment la musique apporte une aide à la concentration.

Dans le quatrième chapitre de cette étude, nous irons juste un peu plus loin dans la réflexion en répondant à un argument couramment avancé face à la musique dans le travail. Nous verrons également que la concentration peut être une compétence transversale.

Enfin, je donnerai quelques petits trucs et ficelles concrets que tout instituteur peut mettre en place dans sa classe.

Avant de commencer ce travail, j’aimerais aussi préciser que toutes les observations dont je parle n’ont aucune prétention scientifique. Elles restent des observations, je ne tirerai donc aucun constat de ma pratique car je considère que je ne peux prétendre à suffisamment de pratique sur le terrain pour cela.

Maintenant, laissez-vous guider par Mozart, Debussy et Grieg dans la lecture de cette étude. Ils seront là pour vous aider à vous concentrer. Ainsi je peux vous souhaiter une bonne lecture en musique !


Chapitre 1 : Qu’est-ce que la concentration ?

  1. Concentration ou attention, quelles différences ?

Pour beaucoup de personnes, concentration et attention sont mises dans le même sac. Il est vrai que le français a souvent deux mots différents pour désigner un même concept ! Mais ici, ce n’est pas le cas.

Je vais donc partir à la recherche de définitions plus ou moins exactes pour des concepts encore fort vagues pour certains auteurs.

Il faut aussi savoir qu’il n’est pas simple de mener à bien cette recherche… La concentration n’est pas qu’une notion pédagogique que les instituteurs utilisent face aux parents en disant que leur enfant ne reste pas concentré. C’est aussi une notion scientifique, économique et juridique.

    1. Qu’est-ce que l’attention ?

Voici la définition que nous suggère le Petit Robert : « action de fixer son esprit sur quelque chose ; concentration de l’activité mentale sur un objet déterminé. »1

L’attention est donc un mécanisme qui mobilise les 5 sens pour capter et rechercher les informations nécessaires à la situation dans laquelle on se trouve et les retenir pour pouvoir les utiliser ultérieurement. C’est un mécanisme qui a un champ d’action très large, mais il ne faut pas la confondre avec la concentration.2 Il est possible de mobiliser son attention sur plusieurs choses, actions ou objets en même temps, comme si le cerveau faisait une sélection.

Il existe cinq types d’attention :

  • l’attention involontaire (ou la vigilance) : c’est celle que l’on exerce de façon automatique et passive, celle qui est attirée par un événement, un bruit, un geste inattendu ou même un prénom familier dans une conversation. C’est aussi celle qui nous préviendra d’un danger ;3

  • l’attention volontaire  : c’est celle qui est reliée à une motivation, à un projet que l’enfant se crée et qui le porte à décider où il va investir son temps et son énergie ;4

  • l’attention sélective (ou dirigée) : c’est le type d’attention qui doit être privilégiée chez l’élève. Elle lui permet, à l’aide de ses sens et connaissances, de choisir entre l’information provenant de l’environnement externe et celle issue de l’environnement interne ;5

  • l’attention divisée (ou partagée) : c’est un autre type d’attention sélective. Elle permet de traiter plusieurs sources d’activités en même temps et d’y sélectionner l’information nécessaire. Ainsi, un enfant peut écouter son professeur et noter les idées principales ;6

  • l’attention soutenue : c’est celle qui permet à un sujet de garder son attention sur un objet ou une action à long terme afin de mener à bien une tâche.7

L’attention n’est pas une capacité qui se développe seule. Autant il est important de pouvoir être attentif pendant un exposé, un cours, d’être réceptif presque à tous moments de la journée, autant il est aussi indispensable de pouvoir canaliser cette attention sur un seul objet ou action quand il est nécessaire. Cette seconde capacité relève de la concentration.

L’attention peut donc être multiple, mais ce que j’en retiens c’est qu’il en existe plusieurs types (deux, trois, cinq, ou même huit pour certains) et que dans tous les cas, elle est la capacité d’utiliser ses sens pour sélectionner et traiter les informations. Me voilà donc enfin avec ma propre définition… Peut-être pourra-t-elle servir pour la rédaction d’un travail de fin d’études dans les années futures…


    1. Qu’est-ce que la concentration ?

Qu’est-ce que la concentration ? Voilà donc une autre paire de manches… Comme signalé précédemment, c’est un concept qui a de multiples définitions, dès lors, laquelle choisir ? C’est pourtant la notion qui nous intéresse dans ce travail.

D’après le Petit Robert, elle est l’application de tout l’effort intellectuel sur un seul objet.8

Pour C. Drouin et A. Huppé, la concentration est une notion plus subtile. Elle est en fait la combinaison de deux types d’attention, l’attention soutenue et l’attention sélective. Elle est la capacité de pouvoir maintenir son attention de manière soutenue tout en faisant abstraction totale des stimuli non pertinents et en la déplaçant entre plusieurs activités.9

La concentration est un mécanisme qui restreint un peu celui de l’attention (qui comprend plusieurs types) en faisant abstraction de certains stimuli et qui donc demande un effort considérable et une grande volonté. Nous comprendrons pourquoi elle ne dure pas très longtemps même si elle est un processus à long terme, car elle cause une fatigue mentale et physique. Elle n’est pas non plus un état passif, mais une discipline de l’esprit qui demande d’être développée, travaillée et entraînée.

Ce processus mental est complémentaire à l’attention. Celle-ci ouvre aux signaux sensoriels, alors que la concentration permet une certaine inhibition et ferme à notre conscience tout ce qui pourrait distraire notre esprit.

En fait, la concentration est un état psychique proche du sommeil, nous y parvenons à notre insu.

« J’essaye de me concentrer sur ma concentration. »

Martina Navratilova

Se rendre compte que nous sommes concentrés est difficilement possible, puisqu’on ne peut pas centrer son esprit sur un seul objet et en même temps sur soi.10

Pour favoriser cet état de concentration, il faut travailler sur l’environnement dans lequel se trouve le sujet. Celui-ci doit apprendre à le reconnaître et à le recréer, un des facteurs favorisants est la musique. Nous développerons d’avantage cette idée dans le chapitre 3 du présent travail.11

  1. Existe-t-il plusieurs types de concentration ?

Il existe plusieurs types d’attention, alors pourquoi n’existerait-il pas aussi plusieurs types de concentration ?

Après maintes et maintes recherches, aucune étude ne semble avancer l’idée même qu’il puisse y avoir plusieurs sortes de concentration. A partir de cet instant, nous considérerons donc qu’il n’existe qu’un seul type de concentration, LA concentration.

  1. Peut-on mesurer la concentration ?

Nous connaissons le test de QI qui prétend mesurer l’intelligence d’un être humain (ou même parfois de certains animaux). Est-il alors possible de mesurer la concentration ? Existe-t-il des tests qui le permettent ?

On entend souvent les enseignants affirmer : « les enfants ne sont pas assez concentrés ». Si cette phrase peut être dite, c’est que d’une manière ou d’une autre, l’enseignant mesure la concentration des enfants, même intuitivement. Mais est-ce que cette mesure doit rester intuitive ?

A ma connaissance, il n’existe pas de test qui mesure pertinemment la concentration. Il est cependant possible de trouver des articles d’auteurs sur Internet qui nous parlent de tests d’attention, or nous avons distingué les deux termes précédemment. Ces tests prétendent mesurer l’attention sélective d’une part et l’attention soutenue d’autre part.12 Mais on ne trouve pas de test qui mesure la combinaison de ces deux attentions, ce qui équivaudrait à mesurer la concentration.

Dans le panel de sites que nous propose le Web, j’ai néanmoins fait une trouvaille. Il s’agit d’un site de J. Mirabaud13 qui nous suggère de mesurer notre concentration.14 Selon leur auteur, ces tests n’ont pas la prétention de donner des résultats scientifiques, mais je pense qu’ils peuvent cependant donner une idée à tout un chacun de son niveau de concentration. C’est donc une indication.

Je cherche encore LE test scientifique qui permet de mesurer avec exactitude le niveau de concentration d’une personne, mais je crains fort que cette évaluation n’existe pas, tout comme le QI ne mesure pas réellement l’intelligence sous toutes ses facettes.

  1. Combien de temps un enfant peut-il rester concentré ?

Comme je l’ai dit précédemment, la concentration demande beaucoup d’énergie et crée une fatigue assez rapidement. On peut donc comprendre que celle-ci dépend de la réserve d’énergie disponible chez le sujet. On compte généralement que la durée de concentration soutenue sans pause peut être de minimum vingt minutes. Il est cependant possible d’allonger ce temps par l’entraînement. Il est également souhaitable de faire dix minutes de pause par heure de travail soutenu afin que la concentration reste optimale.

Cependant, une étude montre que le temps moyen pendant lequel un adulte reste concentré durant un exposé est de moins de douze minutes. Le reste du temps, il le passe à rêvasser. Même s’il paraît attentif, il est en fait dans un « ailleurs ». Voici une règle qui donne une approximation du temps de concentration d’une personne :15

temps de concentration (en min.) = âge de l’apprenant + 2 (avec un max. de 20)

Donc pour un enfant de 10 ans, le temps de concentration maximal serait de 12 minutes. Voilà une information utile pour tout enseignant !

Dans la pratique, un enfant n’est jamais vraiment concentré très longtemps. Mais cela ne signifie pas qu’il n’est pas capable de travailler et de faire du bon travail. Il est par exemple préférable de programmer les travaux qui demandent à l’enfant un effort de concentration de préférence le matin. Ainsi, en 1ère primaire, la matinée est souvent consacrée à la lecture ou l’écriture, les mathématiques prenant alors leur place l’après-midi.16


  1. Quelle est la place de la concentration dans l’apprentissage ?

La concentration est à la base de tout apprentissage. Un enfant qui n’est pas concentré n’est pas un enfant qui apprendra bien.

D’après le psychologue français Didier Pleux, spécialiste des thérapies cognitivo-comportementales, la concentration est une faculté qui nous permet d’apprendre. Elle est donc extrêmement importante. Pour apprendre, il faut démonter la vision que l’on a du monde et en reconstruire une nouvelle avec des connaissances supplémentaires. Selon lui, pour arriver à cette vision neuve, il faut se concentrer. Nous pouvons donc constater que la concentration est au centre de l’apprentissage, sans elle un sujet n’apprend pas. Cela se fait par une attention volontaire qu’un sujet peut développer, capacité qui croît jusqu’à l’âge de 15 ans. Comme le dit Didier Pleux, « c’est en apprenant qu’on apprend à apprendre ».17

  1. Quels sont les troubles de la concentration ?

Lorsqu’un parent ou qu’un instituteur signale des troubles de la concentration d’un enfant, ils parlent en fait de troubles de l’attention. En effet, il n’existe pas réellement de trouble de la concentration. Je parlerai donc ici des troubles de l’attention et/ou hyperactivité (TDA/H).

    1. Qu’est-ce qu’un trouble de l’attention / hyperactivité (TDA/H) ?

D’après le cours de Mme Dourte, les troubles de l’attention et/ou hyperactivité seraient des troubles qui se caractérisent par des excès ou des insuffisances comportementales : enfants trop bruyants, agités, impulsifs, manquant d’attention, ne finissant pas ce qu’ils entreprennent, dans l’incapacité de s’organiser dans le temps ou dans l’espace, souvent frustrés par des contraintes simples.18
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