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6.2. Quels sont les symptômes du TDA/H ?

Il faut savoir que le TDA/H touche environ 3 à 5% des enfants à l’école primaire. Ce qui signifie une moyenne d’un enfant par classe pour des classes de vingt enfants. Il faudrait donc apprendre à mieux connaître cette maladie.

Les symptômes seront un peu différents selon qu’il s’agit d’un simple trouble de l’attention ou de l’hyperactivité.

      1. Symptômes des troubles de l’attention.19

Des psychologues canadiens ont pu distinguer neuf symptômes différents du trouble de l’attention. Si six d’entre eux sont présents depuis au moins six mois alors, on peut diagnostiquer un enfant comme ayant un trouble de l’attention. Bien sûr, cela ne va pas sans une visite médicale chez un neuropsychologue.

Les neuf symptômes sont les suivants :

  • L’enfant ne parvient pas à prêter attention aux détails ou fait de nombreuses fautes d’étourderie dans les devoirs ou dans le travail scolaire en général ;

  • L’enfant a du mal à soutenir son attention dans le travail ou dans les jeux ;

  • L’enfant semble ne pas écouter quand on lui parle personnellement ;

  • L’enfant ne se conforme pas aux consignes et ne parvient pas à mener à terme ses devoirs scolaires ;

  • L’enfant a beaucoup de mal à s’organiser, à planifier ses travaux, ses activités ;

  • L’enfant évite ou fait à contrecœur les tâches qui demandent une attention soutenue ;

  • L’enfant perd ses affaires, les objets nécessaires à son travail, ses feuilles de devoir ;

  • L’enfant se laisse facilement distraire par des stimuli externes ;

  • L’enfant a des oublis fréquents dans la vie quotidienne.

      1. Les symptômes de l’hyperactivité.20

D’après le cours de Mme Dourte, il existerait trois symptômes distincts de l’hyperactivité. Généralement, les trois sont présents lorsque l’on diagnostique un enfant comme hyperactif. Sans cela, les spécialistes auront tendance à diagnostiquer un simple trouble de l’attention.

Les trois symptômes sont les suivants :

  • L’agitation motrice : c’est-à-dire une activité motrice supérieure à la moyenne des enfants du même âge. C’est une agitation gratuite qui peut entrainer le rejet des autres enfants ;

  • Le trouble de l’attention avec tous les symptômes cités ci-dessus ;

  • L’impulsivité : c’est-à-dire la difficulté de remettre à plus tard ce que l’enfant désire absolument. Elle peut être de trois ordres :

  • Verbale : l’enfant parle quand il veut ;

  • Sociale : l’enfant agit sans réfléchir ;

  • Motrice : l’enfant a des gestes brusques.

6.3. Comment soigner le TDA/H ?

Les troubles de l’attention et/ou hyperactivité ne se soignent pas ! Il est cependant possible d’en diminuer grandement les effets dérangeants par la Rilatine21 que prescrivent les spécialistes. Celle-ci agit comme un stimulant sur le système nerveux central mais son mécanisme exact d’action sur l’homme n’a pas encore été totalement élucidé.22

6.4. Et la musique face au TDA/H ?

La musique peut aider les enfants hyperactifs en les calmant, en les amenant à activer les ondes cérébrales alpha et les plonger dans un état de vigilance détendue23. Elle abaissera également leur rythme cardiaque et respiratoire et les amènera à se recentrer sur soi-même.


Chapitre 2 : Le cerveau humain et la musique.

1. Petite définition de ce qu’est la « musique classique ».

Tout au long de cette étude, par musique classique, j’entendrai la musique des grands compositeurs de la tradition musicale occidentale, par opposition à la fois au jazz, aux musiques folkloriques, à la musique contemporaine, etc.…24

2. Les composantes de la musique et le corps humain.25

La musique se compose de différents paramètres que nous pouvons mettre en parallèle avec l’être humain.

Le rythme. Il constitue le cœur de la musique. Or tout dans l’univers est rythme… Le mouvement de le Terre autour du Soleil ou sur elle-même, le cycle des saisons, des années, etc.… L’être humain n’échappe pas à cette notion de rythme. Ainsi, le cœur bat à un certain rythme, l’être humain respire inconsciemment de façon régulière, le cycle du sommeil et de l’éveil rythme la journée, etc.…

La fréquence. Elle représente le squelette de la musique. Selon, le Docteur Alfred Tomatis26, le cerveau se nourrit aussi des fréquences que l’on entend (principalement les hautes fréquences) dont celles de la musique.

La mélodie. C’est la combinaison du rythme et des notes. C’est elle qui fait surgir chez l’humain des images, des sensations et des émotions.

L’harmonie. C’est la résonance simultanée de plusieurs notes qui produisent un accord harmonieux. Elle aura aussi une influence sur le corps humain. Généralement, les accords en majeur vont amener l’action, tandis que les accords en mineur amèneront la douceur et la méditation.

Et enfin, le timbre. C’est ce qu’on peut qualifier de couleur du son. La richesse du son ou le timbre d’un instrument est conséquent au nombre d’harmoniques que celui-ci génère. Les instruments ayant un timbre riche sont donc des instruments qui ont des composantes sonores de hautes fréquences, ils permettront de développer la concentration. Il s’agit souvent des violons, des violes, du hautbois, de la flûte ou du piano.

3. Eh le gauche… ici le droit ! La théorie des deux cerveaux.27

Du point de vue de l’anatomie générale, le cerveau est composé de deux hémisphères en apparence symétriques. Mais certaines fonctions sont pourtant propres à un hémisphère particulier. Celui du langage et de l’expression verbale est le gauche. Quant à l’hémisphère droit, il est plus actif durant les activités qui impliquent l’imagination, la visualisation, les couleurs, le rythme ou la musique.

Ainsi, si nous écoutons une chanson, les deux hémisphères du cerveau travailleront. L’hémisphère gauche analysera les paroles, leur compréhension et la syntaxe, et l’hémisphère droit s’attardera sur le rythme de la musique et celui des mots, sur les images qu’elle suscite et sur la mélodie.

D’après les travaux d’Ornstein, lorsque les deux hémisphères sont sollicités, toute activité se fait avec beaucoup plus de facilité.

La théorie des deux hémisphères du cerveau est également soutenue par Roger Sperry pour lequel chaque cerveau a sa manière de fonctionner. Selon ce dernier, le plus important dans cette théorie serait la liaison qui s’opère entre les deux cerveaux et la bonne harmonie de ceux-ci.28

3.1. Le champion de la mémorisation.

Le cerveau gauche n’arrive pas à mémoriser beaucoup d’informations, ou alors que par rabâchage. Tandis que l’hémisphère droit code l’information à sa manière, de façon non-verbale, il la relie à des émotions ou à des paramètres « sensuels ». Mais il mémorise beaucoup plus, le négliger dans l’apprentissage et le développement de la concentration serait donc une erreur.29 Ce serait en fait s’obliger à beaucoup plus d’efforts et forcer le cerveau gauche à dépasser ses limites. Ainsi, il est plus simple de retenir les paroles d’une chanson qu’un discours.

4. Les ondes cérébrales et la musique.30

Sur un électroencéphalogramme, nous pouvons aisément constater que le cerveau travaille sur différentes fréquences suivant les activités. Les spécialistes ont listé quatre types d’ondes : bêta, alpha, thêta et delta.

Les ondes bêta31 sont les plus courtes et donc avec une fréquence plus rapide. Ce sont elles qui sont dominantes lorsque nous sommes bien éveillés. Mais c’est aussi sous ces ondes bêta que nous sommes sensibles au stress, à l’anxiété et à la peur. Ce n’est donc pas cet état-là que nous privilégierons pour travailler et se concentrer.

Les ondes alpha32 sont dominantes lorsque nous sommes calmes et détendus, sans être endormis. Nous sommes donc conscient du monde extérieur. Cet état est appelé de vigilance détendue, la mémoire à long terme y est plus accessible. Il est important de savoir qu’en ondes alpha, l’homme n’est concentré que sur une seule chose. Cet état est facile à atteindre par des exercices de respiration, de relaxation ou par une musique qui ralenti les biorythmes du corps. Ainsi, la musique baroque est très appropriée car elle abaisse naturellement les ondes cérébrales, détend le corps, calme la respiration et amène à un état de vigilance détendue. Elle possède un rythme et une harmonie quasi mathématiques, déployant une gamme de fréquences, de sons et de rythmes ayant la faculté d’harmoniser le fonctionnement du cerveau dans sa globalité.33

Les ondes thêta34 sont dominantes lorsque nous sommes profondément détendus, ou que nous rêvons (partie de sommeil paradoxal, la plus agitée et active des phases de sommeil).

Enfin, les ondes delta, les plus lentes, sont dominantes lorsque nous sommes dans un état de sommeil profond, sans aucun rêve ; quand seules les fonctions automatiques et vitales fonctionnent encore (respiration, rythme cardiaque, etc.…).

La musique peut donc agir sur deux types d’ondes, les bêta et les alpha. Pour les premières, la musique peut permettre d’en diminuer les fréquences (calmer le corps) afin d’atteindre un état de vigilance détendue. Pour les secondes, les ondes alpha, la musique peut les soutenir et prolonger leur présence.



Chapitre 3 : Que peut-on mettre en place pour favoriser la concentration ?

1. Pourquoi dès la 1ère primaire ?

En 1ère primaire, l’enfant est particulièrement jeune, il a entre 5 et 6 ans. Or il s’agit de la période où l’être humain apprend énormément.35 Et pourquoi ne pas commencer même avant la 1ère primaire ? Je ne traiterai pas cette question dans le présent travail car elle concerne les maternelles et la primo-enfance, mais elle n’en est pas néanmoins intéressante. Je n’en dirai donc que quelques mots.

    1. Faire écouter de la musique au stade prénatal.

Lorsque je me suis intéressée au chant prénatal, j’ai trouvé bon nombre de témoignages de jeunes mamans sur Internet. J’avais souvent entendu dire que pour avoir un enfant calme, il fallait écouter de la musique classique pendant la grossesse.

C’est en fait Marie-Louise Aucher36 qui a développé cette pratique dans sa psychophonie. Elle utilise surtout certaines chansons que la future maman fredonne afin d’établir un lien vibratoire avec son enfant in-utero. A la naissance, le nouveau-né reconnaitra les sons fredonnés et ceux-ci auront alors un effet bénéfique et apaisant.

    1. L’état de vigilance détendue.

Entre cinq et sept ans, l’enfant a une prédominance d’ondes alpha37. Il est donc dans un état de vigilance détendue beaucoup plus long et important qu’un adulte. Or entre cinq et sept ans correspondent la 3ème maternelle, la 1ère et la 2ème primaire de notre système scolaire. Par conséquent, c’est un âge où les enfants peuvent assimiler beaucoup de notions et rester concentrés assez longtemps contrairement à ce que l’on pourrait parfois penser.

Lors de mes observations faites pendant les stages, j’ai relevé (en terme de temps), qu’un enfant de 1ère primaire « décroche » moins vite d’une leçon qu’un enfant de 6ème primaire. Cela ne signifie pas qu’il faut faire de longues leçons avec les petits enfants, mais c’est peut-être le moment privilégié pour travailler le développement de la concentration.

  1. Comment favoriser la concentration ?

On peut favoriser la concentration de différentes manières, il n’y a pas que la musique qui a ce « pouvoir ».

    1. Un environnement où l’on apprend bien.38

Pour qu’un enfant soit concentré, il doit être dans un environnement favorable, où il se sent bien, car s’intéresser à cet environnement c’est vouloir soutenir l’apprenant, c’est vouloir le mettre dans un état réceptif optimal. Mais l’enfant n’a pas qu’un seul lieu d’apprentissage, les deux principaux étant l’école et la maison. Ce sont cependant des règles différentes qui régissent ces deux environnements. A la maison, l’apprenant est beaucoup plus libre, il est seul, il peut décider de s’aménager des temps de jeux et de travail comme bon lui semble, il peut écouter la musique qu’il choisit, il peut travailler dans la position qui lui convient, etc.… A l’école par contre, les règles sont beaucoup plus strictes. L’enfant doit s’accommoder au groupe, il ne peut jouer que pendant les temps de récréation qui sont minutés, il ne choisit pas la musique qu’il écoute, si musique il y a, il travaille assis sur sa chaise et face à son banc, etc.…

Il existe de multiples façons de créer cet environnement confortable dont l’enfant a besoin pour être dans des conditions optimales de travail et être concentré. En voici quelques-unes (petits trucs et astuces pour les enseignants) :

  • Créer une ambiance physique confortable : les enfants aiment les endroits colorés, beaux, confortables. Pour ce faire, il ne faut pas hésiter à mettre de la couleur au mur (teintes pastels pour un effet relaxant), à créer un petit « coin coussins » où les enfants peuvent lire un livre (surtout chez les plus petits), à avoir des coins aux dénominations bien précises (structure), mettre un peu de musique de fond de temps en temps, etc.…

  • Créer un environnement social de qualité : il est très important pour les enfants d’être dans un environnement où les contacts sont bons. Pour ce faire, nous pouvons agir sur différents plans : l’enseignant peut être accueillant, un petit sourire, un regard, un bonjour, … L’enseignant peut aussi introduire des travaux de groupe pour favoriser l’entente entre enfants (avec doigté afin d’éviter de déclencher des réactions hostiles au départ), l’enseignant peut aussi introduire des outils pour la gestion des conflits, ou encore tout mettre en œuvre pour éviter l’aspect compétitif de l’apprentissage. Enfin l’enseignant doit être à l’écoute des besoins de chaque enfant.

  • Créer un environnement émotionnel riche : les émotions sont présentes dans toute situation d’apprentissage et on ne peut pas les nier. Il faut donc créer un lieu où elles ont leur place et sont prises en compte. Ainsi pour un environnement émotionnel où l’on apprend bien, il faut que l’enfant se sente en sécurité physiquement et psychiquement. Il est également important d’apprendre à accepter les émotions de chacun, des émotions mal vécues ou non exprimées peuvent créer un blocage dans l’apprentissage (les cartes d’humeur ou roue des sentiments sont un bon moyen d’expression). Il est essentiel d’un point de vue émotionnel, d’expliquer à l’apprenant que l’erreur fait partie du processus d’apprentissage et qu’elle n’est pas mauvaise. Ce n’est pas parce qu’un enfant fait une erreur qu’il est nul. L’utilisation des rituels au début ou en fin de journée favorise un environnement agréable pour l’enfant, tout comme l’humour et la fantaisie.
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