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La relaxation.39

Il est bien connu que l’on apprend mieux lorsque l’on est calme et concentré. C’est à cet état que la relaxation nous invite, elle nous aide à supporter les tensions, et comme toute situation d’apprentissage crée des tensions, elle est la bienvenue. Il ne s’agit pas d’une simple détente physique et mentale, la relaxation c’est plus que cela, c’est une démarche active et volontaire. Le corps et l’esprit sont liés, or si le corps n’est pas détendu, l’esprit ne peut pas l’être non plus. La relaxation agit sur le corps principalement pour ensuite avoir l’esprit détendu. Les exercices de relaxation apportent une aide à l’apprentissage en plusieurs points. La relaxation peut être utilisée à tout moment :40

  • elle calme l’esprit et le mental ;

  • elle crée un état de concentration qui permet la confiance en soi ;

  • elle permet une meilleure compréhension de l’information ;

  • elle permet une meilleure assimilation et mémorisation ;

  • elle fait revenir à la conscience les informations mémorisées (métacognition) ;

  • elle redonne de l’énergie au corps ;

  • elle aide à mieux écouter l’autre.

Je n’expliquerai pas ici comment se relaxer, mais je joins quelques exercices en annexe41 de cette étude. On peut cependant retenir que la musique est aussi une façon de se relaxer car son écoute aide le corps à se détendre. Mais toutes les musiques n’ont pas cette vertu : certaines peuvent être dérangeantes.42

    1. L’imagerie mentale.

Travailler l’image mentale c’est être capable de se mettre mentalement dans la situation à affronter (souvent future) et de faire les gestes tels qu’on devra les reproduire encore et encore. Pour illustrer cela, je prendrai un exemple tiré d’un ouvrage de Christian Drapeau :43

« Prenons le golf. Si vous pratiquez ce sport, vous aimeriez sans doute améliorer votre coup de départ, vos coups d’approche et vos performances sur le green. Vous pouvez faire tout cela assis confortablement dans votre salon. Voici ce que vous devez faire.

Prenez quelques minutes, voire quelques heures, pour observer ces champions que l’on voit régulièrement à la télévision. Choisissez-en un en particulier qui correspond à votre allure physique et que vous aimez bien. Observez comment il ou elle place ses pieds, comment il ou elle tient son bâton, quelle est sa position de départ, son élan et son mouvement de rotation, son transfert de poids et comment il ou elle termine son coup. Sur le green, observez encore la position de ses pieds, de son corps, le mouvement de ses épaules pendant le coup, l’amplitude du mouvement et comment il ou elle suit sa balle.

Photographiez mentalement tous ces détails jusqu’à ce que vous ayez bien en tête la tonalité du mouvement ; jusqu’à ce que votre cinéma mental soit une copie exacte de ce que vous voyez à la télévision. Puis installez-vous confortablement dans un fauteuil ou encore sur le canapé. Entrez en profonde détente, c’est-à-dire soit en ondes alpha ou même thêta, puis imaginez-vous à la place de votre champion(ne) favori(te). Prenez votre bâton et installez-vous sur le monticule de départ. Placez bien vos pieds et, mentalement, reproduisez vous-même son élan et tout son mouvement. Refaites cet exercice dix fois, vingt fois, cent fois, cinq cent fois… jusqu’à ce que votre coup de départ ne soit rien de moins que parfait. Faites de même sur le green. Il n’y a aucun doute, vous verrez les fruits de ce travail lors de votre prochain dix-huit trous ! »

Christian Drapeau

    1. L’alimentation.44

Une bonne alimentation a un rôle majeur dans le développement de la concentration, mais sur ce plan l’enfant et l’adulte ne sont pas à égalité. Autant pour un enfant il est important de bien manger afin d’avoir un apport suffisant en calories et en protéines, autant pour un adulte, il semblerait que le jeûne stimule la concentration car il n’y aurait plus de perte d’énergie dans la digestion.

Une étude des années ’70 a montré qu’on retrouve une plus grande proportion d’enfants parmi ceux qui sont atteints de troubles de la scolarité qui ne « petit déjeunent » pas. Cette carence dans l’alimentation est directement reliée à la concentration (entre autres).

Il est aussi démontré que le cerveau a besoin de sucres simples pour fonctionner. Mais cela ne signifie pas qu’un enfant sera plus concentré s’il mange plein de bonbons, bien au contraire, ceux-ci accroissent l’activité chez les plus jeunes voire même l’hyperactivité. Les sucres simples ne nécessitent pas de temps de digestion et se consomment donc très vite, ils passent immédiatement dans le sang. Mais une fois consommés, ces sucres simples provoquent un état d’hypoglycémie qui diminue l’attention et la concentration. C’est pour ces raisons qu’il faut privilégier les sucres complexes (céréales, fruits, légumes, algues, pâtes) puisqu’ils sont ensuite transformés en sucres simples par l’organisme. Ces sucres complexes nécessitent une digestion plus lente et donc l’augmentation de sucre dans le sang n’est pas rapide mais modérée et plus constante. Ils ne provoquent donc pas d’état d’hypoglycémie et donc sont une aide à la concentration.

De récents travaux effectués par le département de nutrition de l’Université de Montréal ont montré que les enfants qui ont des troubles de la concentration présentent des carences en vitamines B, en calcium, en potassium et en magnésium. Il est donc possible de combler ces manques grâce à des suppléments synthétiques ou isolés.

    1. Et enfin… la musique.

La musique est un outil précieux au développement de la concentration. Elle est parallèle aux biorythmes du corps. Nous développerons cet aspect plus en profondeur dans le point suivant.

Voici cependant une liste non-exhaustive de quelques signes qui montrent qu’il y a déconnexion avec le travail :45

  • Un sentiment de confusion face à un travail à faire ;

  • Le manque chronique de motivation ;

  • Le manque d’énergie ;

  • La somnolence ;

  • Les difficultés à comprendre et mémoriser ;

  • L’hyperactivité ;

  • La difficulté à se concentrer ;

Ceux-ci peuvent être la conséquence, entre autres, d’un environnement d’apprentissage inadapté : bruit, musique « dure », télévision, lignes à hautes tensions, le papier peint à rayures (particulièrement fatigant pour l’esprit), certaines couleurs, les sièges inconfortables ou encore un tableau trop brillant (ce qui demande beaucoup de concentration pour distinguer ce qui y est écrit).

Il y a bien sûr moyen de remédier à ces problèmes par des petites solutions « pratico pratiques » comme la musique « douce », boire de l’eau, respirer correctement ou encore être entouré de bonnes odeurs. Toutes de petites choses qui vont permettre à l’esprit de se régénérer et de « positiver ». Ainsi la concentration n’en sera que meilleure.46

  1. Comment la musique apporte-t-elle une aide ?

La musique a de tout temps été utilisée pour apaiser l’être humain, pour calmer son rythme cardiaque, pour provoquer des images mentales positives.

En Chine ancienne, la musique a longtemps été considérée comme le fondement de la société, on la plaçait au cœur de tout comportement social, et a fortiori, de l’éducation.

Platon aussi utilisait la musique. Il prétendait qu’il était impossible de changer de style de musique sans perturber les institutions politiques, c’est dire le poids qu’elle avait dans la société grecque. Il affirme aussi que :

« le rythme et l’harmonie touchent profondément l’âme et c’est là qu’elle trouve sa plus grande résonance, faisant émerger cette grâce au corps et de l’esprit que l’on retrouve seulement chez celui qui a reçu une bonne éducation. »47

Pythagore aussi s’est penché sur la musique, l’un de ses disciples a écrit :

« L’étude qu’a fait Pythagore de la musique portait à l’origine sur certains rythmes et certaines mélodies qui avaient des influences curatives et purificatrices sur les actions et les passions de l’homme, rétablissant la parfaite harmonie des facultés de l’âme. »48

Dans la Bible, il est aussi écrit que le roi Saül faisait venir David quand il était tourmenté par des esprits mauvais…

« Ainsi, chaque fois que l’esprit de Dieu assaillait Saül, David prenait la cithare et il en jouait ; alors Saül se calmait, il allait mieux et le mauvais esprit s’écartait de lui. »49

La musique et les sons peuvent donc nous atteindre parfois bien au-delà de ce que nous pouvons constater consciemment, de ce que nous pouvons percevoir.

Les hautes fréquences de la musique sont bénéfiques au corps humain et sont une réelle nourriture pour l’esprit, elles régénèrent l’organisme. Ainsi, elles sont à privilégier pour développer la concentration et les facultés mentales. Certains instruments sont riches en hautes fréquences, il s’agit entre autres du violon, de la viole, du hautbois, de la flûte et du piano. Des musiques avec un jeu de ces instruments seront donc bénéfiques.50 N’hésitez donc pas à passer les Quatre Saisons de Vivaldi ou un Concerto pour Violon de Mozart.

Comme les hautes fréquences nourrissent l’esprit, les musiques ayant un rythme lent apaisent le cœur, diminuent le rythme cardiaque et respiratoire. Elles calment l’organisme et favorisent ainsi une disponibilité pour le travail et a fortiori la concentration. Passez un Largo de Mozart par exemple…

Enfin, certaines musiques peuvent favoriser l’harmonisation des deux cerveaux51 et même provoquer un état de conscience éveillée en stimulant les ondes de types alpha, thêta ou delta.

  1. Sur quel(s) moment(s) de la concentration la musique a-t-elle prise ?

Il y a trois grands moments de l’apprentissage sur lesquels la musique peut avoir prise, mais elle peut bien sûr être utilisée à tout instant en fonction des besoins de l’apprenant, il se connaît sans doute mieux que personne.

    1. La musique au début et à la fin de chaque cours, ou pendant les pauses.

Un enfant n’arrive pas « vierge » en classe le matin. Il vient avec sa situation familiale, avec les événements du petit matin, parfois un réveil dur, il vient avec ses humeurs, ses envies, etc.… L’enseignant doit combiner tout cela chez chaque enfant pour tous les enfants. La musique est une réelle aide dans ce domaine, elle amène une harmonie. Chaque enfant va pouvoir être accueilli en classe de manière agréable et déposer son sac de stress au pas de la porte.

4.1.1. La musique au début de la journée.52

Dans ce cadre nous comprendrons que la préparation au travail est extrêmement importante. Il s’agit de mettre en place un environnement positif pour l’enfant, trouver un terrain où tous les enfants se rencontrent.

J’ai eu l’occasion, en stage, de rassembler les enfants chaque matin autour d’une musique classique. Les petits de six ans entraient dans le local accueillis par Bach, Mozart, Beethoven, Schumann ou encore Vivaldi (je le leur précisais). J’ai pu observer les sourires apparaître sur les visages, un bien-être s’installer. Les enfants ne voulaient pas que j’éteigne de suite le lecteur de musique, ils souhaitaient encore écouter un peu… C’était notre petit moment à nous, notre accueil, le moment qui nous rassemblait.

J’ai fait la même expérience en 6ème primaire, les résultats ne furent pas fort différents. Bien sûr, ils étaient aussi accueillis avec quelques compositeurs variés tels que Mozart ou Vivaldi. Mais un jour, ils ont découvert le Boléro de Ravel, ils en sont tombés amoureux, ne souhaitant plus que cette musique-là le matin. Ils prenaient beaucoup de plaisir à l’écoute chaque début de journée. Pour des enfants venant de milieux difficiles, pour une classe interculturelle, Ravel était l’homme qui nous rassemblait. Il nous emmenait tous dans son Boléro… Magnifique expérience !

La musique du matin met aussi les enfants dans un état de détente concentrée, de vigilance détendue. Ils sont ensuite prêts à travailler et à travailler efficacement.

4.1.2. La musique pendant les pauses.53

Il s’agit ici de créer des petits moments musicaux.

J’ai créé ces petits moments musicaux avec des enfants de 1ère primaire. Lorsque ceux-ci étaient énervés, moins concentrés, qu’ils n’avaient plus l’esprit au travail, nous arrêtions tout et allions à la rencontre de la musique. Les enfants pouvaient enfouir la tête dans leur bras sur le banc afin de se couper un peu du monde et d’être le plus ouvert possible à nos différents compositeurs. C’était le moment approprié pour écouter des chants grégoriens, Mozart, Debussy (plus osé), Ravel, Haydn, Haendel. Moment toujours apprécié par les enfants qui en sortaient avec le sentiment d’être grands aussi parce qu’ils ont découvert une musique qu’ils aiment beaucoup.

4.1.3. La musique en fin de journée.54

Pour finir la journée en beauté et dans le calme afin que les enfants soient dans de bonnes dispositions pour faire leurs devoirs, je passais toujours un peu de musique douce aux enfants. Ils prenaient le temps d’écouter comme pour un moment musical. Nous commencions la journée en musique et la terminions aussi en musique. Ainsi, les enfants quittaient l’école avec Vivaldi, Mozart, Mendelssohn, des airs de flûtes de pan ou des musiques sud-américaines en tête.

J’ai eu quelques échos des parents qui venaient déposer leur enfant le matin et qui m’ont dit que ce dernier n’était pas spécialement plus concentré, mais qu’il avait plus de facilités à commencer les devoirs le soir. Mozart ou Vivaldi leur donneraient-ils un petit coup de pouce ?…

    1. La musique comme soutien d’une activité.

Il s’agit ici de passer un peu de musique classique pendant que les enfants travaillent, seul ou par groupe.

J’ai également mis cette situation en place en stage. J’ai donc fait quelques observations… Voilà donc que Ravel accompagne les enfants de 1ère primaire qui travaillent seul. Mais certains réagissent déjà en disant que la musique les dérange. D’autres me demandent de diminuer le volume. Bref, la musique a l’air d’être dérangeante dans le travail des enfants. Quant aux enfants de 6ème primaire, ils ne font pas attention à la musique et les résultats des exercices ne sont pas sensiblement meilleurs.

Par contre quand je mets de la musique lors des séances de travail en groupe, celle-ci joue le rôle de régulateur de bruit. Dans ce cas, la musique n’aide pas non plus à la concentration, mais est excellente pour éviter que le bruit ne devienne insupportable (il s’agit de diminuer le ton de la voix lorsque l’on entend plus la musique). C’est donc indirectement qu’elle est efficace pour la concentration, parce qu’elle permet aux enfants de faire plus facilement attention au bruit nuisible au travail.

Ce que j’observe va à l’encontre de ce que nous suggère Bruno Hourst. Pour éviter toute interprétation de ma part, je citerai ici un extrait de son ouvrage « Au bon plaisir d’apprendre »

« La musique peut être utilisée en arrière-plan d’activités très diverses.

Pour profiter des qualités que transmet la musique, il ne semble pas nécessaire de l’écouter. L’entendre à un niveau juste audible (donc sans y prêter une attention consciente) suffit pour favoriser la concentration générale et l’assimilation des informations.

On peut craindre que la musique ne devienne alors qu’un fond sonore sirupeux comme celui que l’on entend dans les supermarchés. Ceux qui ont essayé cet emploi de la musique, pour une très grande majorité, ont au contraire remarqué que le professeur se sentait mieux soutenu dans son activité, que les élèves étaient plus détendus et participaient mieux à l’apprentissage.

Le choix de la musique dépend de l’activité, bien entendu. Une musique rapide et vive peut être utile pour des activités stimulantes, ou pour faire quelque chose assez rapidement. Plus lente, elle aide à la créativité, à la mémorisation, à la révision. »55

Mes observations ne restent cependant qu’indicatives, il se peut que dans d’autres classes, la musique comme soutien d’une activité soit plus efficace.
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