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Le concert actif (ou premier concert).75

Le professeur commence par lire de façon théâtrale (c’est-à-dire avec différentes intonations) un texte où il présente les informations qui seront étudiées, en suivant au mieux les lignes mélodiques d’un morceau de musique. Il va ainsi varier ses intonations, la tonalité de sa voix, son volume, sa hauteur en se basant sur la mélodie de la musique choisie76. Il devra lire lentement afin que les élèves puissent aussi suivre le texte mentalement sur la feuille qu’ils ont devant eux (celui-ci pourra éventuellement être accompagné d’images).

Lozanov tient à préciser que le volume sonore de la musique qui est mise en soutien pour l’enseignant ne doit pas dépasser celui de sa voix.

Les musiques à privilégier pour ce concert sont celles de Mozart, Haydn, Beethoven, et des compositeurs de l’époque romantique77, c’est-à-dire une musique à la fois émotionnellement forte, harmonieusement structurée, et qui se termine d’une manière équilibrée.

      1. Le concert passif (ou second concert).78

Le concert passif doit de préférence avoir lieu en fin de journée, précédé d’une petite activité qui amène les enfants en ondes alpha (favorables à une mémorisation à long terme)79.

Le professeur va cette fois parler de façon non théâtrale. Il va donc éviter les changements soudains de volumes ou d’articulation, il veillera à ce que ce concert passif se déroule tout en douceur avec une voix claire et plaisante. Le professeur devra reprendre, dans son discours, les différents points appris pendant les séances d’apprentissage de la journée, et ce en évitant de se déplacer. Les enfants, quant à eux, écoutent, si possible les yeux fermés. Tout ceci se fait sur fond musical… On privilégiera la musique baroque dont le tempo correspond à un rythme cardiaque très détendu (+/- 60 battements par minutes). Il est important, à la fin de ce concert, de laisser les enfants sortir doucement de leur état de vigilance détendue afin de ne pas les faire sursauter et provoquer un état de stress. Il faut donc prendre le temps pour terminer cette séance.

      1. Quelques remarques sur les concerts de Lozanov.

Bruno Hourst, dans son ouvrage « Au bon plaisir d’apprendre » a fait quelques remarques très pertinentes et pratiques à propos des concerts (actif et passif) du Docteur Lozanov.80

Ainsi, les concerts ne sont apparemment pas conçus pour être utilisés tous les jours. Leur fréquence va dépendre de la complexité des matières qui doivent être apprises ainsi que de la vitesse d’apprentissage souhaitée81.

Il est important aussi de savoir que l’information mémorisée suite aux concerts n’est pas directement accessible. Il faut une période d’incubation (ce peut-être juste une nuit, un moment de repos), car avant cela, elle se situe à la limite (à la surface) du conscient. C’est une activité supplémentaire qui va permettre de raviver l’information et de la faire revenir à la conscience.

D’après Bruno Hourst, il est également possible d’adapter les deux concerts à un travail en autonomie. Il s’agit alors de lire ce qui doit être appris sur la mélodie d’une musique que nous connaissons (mais sans parole), puis de réviser ces notions en écoutant de la musique baroque, après s’être un peu détendu.

    1. La musique utilisée en suggestopédie.

« Il peut y avoir différents points de vue concernant la musique utilisée en suggestopédie, et certains pourraient être tentés de changer certaines pièces ou même certains types de musique. La musique qui fait partie des cours suggestopédiques et étudiée expérimentalement dans les laboratoires de l’Institut. Elle répond à plusieurs exigences non seulement en ce qui a trait à l’assimilation de l’information, mais également en ce qui concerne son rôle en tant que facteur éducatif, culturel et psychohygiénique. Le fait que certains étudiants n’apprécient pas le genre de musique utilisé n’a guère d’importance. L’effet produit par la musique est indépendant des goûts de l’étudiant. Ainsi nous recommandons de ne pas changer la musique sans faire une étude préliminaire de ses effets éducatifs, de son impact psychohygiénique et de ses qualités esthétiques afin de voir s’ils sont positifs et durables et, bien sûr, s’ils facilitent de façon saine et créative l’assimilation de l’information dans le plaisir et la détente. »82

Georgi Lozanov

9. L’Effet Mozart.

« La musique de Mozart correspond à une structure très profonde du cerveau. Mozart a exprimé un cerveau, celui de tous les hommes, la copie de ce qu’il y a dedans. »

Henri Laborit

La musique a un effet important sur les comportements humains. Que serait un film d’horreur ou d’amour sans musique ? C’est elle qui crée les émotions que nous avons pendant ce genre de films.

Bien que beaucoup de scientifiques aient démontré l’effet de la musique sur les comportements, sentiments, attitudes ou sur la motivation des personnes, une grande part d’entre eux restent sceptiques quant à un effet de la musique sur le raisonnement. Mais des chercheurs de l’Université de Californie à Ivrine ont mené à bien des expériences pour prouver l’effet de la musique sur notre raisonnement, et tout particulièrement de la musique de Mozart.83

Dans cette partie de mon étude, je vais essayer d’expliquer les différentes expériences qui ont été faites84 et les analyser après les avoir moi-même reproduites sur un groupe d’enfants.


    1. Première recherche sur l’effet neurophysiologique Mozart.85

Les chercheurs ont pris un groupe de 36 collégiens qu’ils ont divisé en trois groupes distincts pour les soumettre à une expérience de 10 minutes.

Le premier groupe fut invité à écouter la sonate pour deux pianos en ré majeur de Mozart (K.448 de Mozart)86 ; le deuxième groupe a, quant à lui, écouté une cassette audio avec des consignes de relaxation ; et le troisième groupe s’est plongé dans le silence. Après ce temps de calme, les groupes ont été soumis à l’un de ces trois sous-tests de raisonnement abstrait-visuel de Stanfort-Binet87 : une analyse de modèles, une analyse de matrice ou des pliages et découpages.

Il est important de signaler que les scores moyens ont été transposés en QI. Les résultats furent donc les suivants : pour le premier groupe (musique de Mozart), le QI fut de 119 contre 110 et 111 respectivement pour les deux autres groupes. On peut donc constater que le groupe ayant écouté Mozart a fait de meilleurs résultats. Les chercheurs ont donc pu démontrer que Mozart avait un effet bénéfique sur le travail et la concentration d’un groupe d’étudiants. Mais qu’en est-il de l’invariance de ce résultat ? C’est la question qu’ils se posent dans leur seconde expérience.

      1. Explication de l’expérience menée sur un groupe d’enfants de primaire.

Bien sûr, il faut savoir que je n’avais pas les mêmes conditions d’expérimentation que les scientifiques américains. J’ai dû expérimenter avec les moyens du bord.

Cette expérience s’est déroulée en quatre séances :

  • Ma première expérience fut simplement de donner une feuille d’exercices de français à un groupe de 19 enfants (le groupe classe) de 1ère primaire avec comme unique consigne de faire les exercices.

  • Ma seconde expérience s’est faite en musique. J’ai soumis le même groupe à une feuille d’exercices, mais en diffusant de la musique de Mozart pendant que les enfants faisaient leur feuille de français.

  • Ma troisième expérience fut la même que la première.

  • Enfin, ma dernière expérience fut similaire à la seconde. Mais au lieu de passer Mozart pendant que les enfants travaillaient, nous avons fait un moment musical avant la mise au travail. Les enfants se sont donc couchés sur leur banc et ont écouté Mozart pendant cinq minutes.

Pour ne pas tronquer les résultats de cette petite expérience, j’ai veillé à la faire à chaque fois le lundi ou mardi après-midi (en fin de journée mais pas en fin de semaine afin d’obtenir un minimum de résultat).

      1. Observations suite à l’expérience sur un groupe d’enfants de primaire.

Ayant mis les enfants au courant de l’expérience, ils ont fait leurs exercices dans un calme particulier.

J’ai également pu observer que les résultats des exercices furent dans l’ensemble meilleurs lors de la quatrième expérience, quand nous avions fait un moment musical. Pour ce qui est des trois autres expériences, je n’ai pas observé de résultats significativement meilleurs.

      1. Analyse des résultats de l’expérience.

Je tiens tout d’abord à rappeler que je ne tirerai aucune conclusion de ces expériences mais bien des indications suite à ces simples observations. Mes expérimentations n’avaient rien de scientifique et ne prétendent sûrement pas aboutir à des résultats scientifiques !

Ma première observation est que passer de la musique pendant le travail des enfants n’apporte pas de meilleurs résultats. Sont-ils distraits ? Prennent-ils le temps d’écouter le musique ? Seule la science pourrait répondre à ces questions avec un minimum d’exactitude.

Ma seconde observation est que faire un moment musical avant une séance de travail améliore les résultats. L’enfant est-il alors en état de vigilance détendue ? Pour le voir, il faudrait un électroencéphalogramme.

Enfin, il faut rappeler que pour qu’une expérience soit fondée, il ne faut faire varier qu’un seul paramètre à la fois, or j’en ai fait varier un objectivement, mais l’enfant n’est pas le même un lundi ou un mardi. Son humeur peut changer, les événements familiaux qui ne dépendent pas de l’école aussi. Il y a tant de paramètres sur lesquels je n’ai pas prise… Mon expérience n’est donc pas scientifique. Mes observations quant à elles sont réelles mais beaucoup trop ponctuelles que pour en tirer une conclusion. Cependant, si je devais privilégier un seul moment de diffusion de la musique, je choisirais le moment musical qui m’a apporté de meilleurs résultats.

    1. Deuxième recherche sur l’effet neurophysiologique Mozart.88

La deuxième expérimentation californienne date de 1994. Les chercheurs ont alors essayé de voir si l’effet Mozart avait une certaine invariance ou pas. Ils ont donc soumis 79 étudiants à trois conditions expérimentales sur une période de cinq jours.

Un premier groupe a écouté la sonate de Mozart citée précédemment (K.448) ; le deuxième groupe est resté dans une situation silencieuse ; quant au troisième groupe, il a écouté plusieurs musiques : la musique de Philip Glass, une histoire sur cassette audio et un morceau de danse. Après ces séances d’écoute, les étudiants étaient tous soumis à la reconnaissance de figures abstraites semblables à des pliages projetées sur un écran pendant une minute. Il leur fallait dire à quoi ressemblaient ces 16 figures une fois dépliées.

Les résultats sont indiscutables, le groupe ayant écouté Mozart a fait un score de 62% de reconnaissance des figures, contre 14% et 11% pour les deux autres situations d’écoute. Mais ce score est encore plus extraordinaire du fait de l’amélioration du groupe Mozart alors que les deux autres groupes n’évoluent pas significativement.

On peut donc conclure que l’effet Mozart est réel. Le fait d’écouter la musique de Mozart permet d’atteindre des performances optimales par une meilleure concentration. Selon les chercheurs, tout cela est une question de connections dans le cerveau et dans le cortex. Comme il s’agit de résultats scientifiques, je préfère citer l’auteur de cet article qui lui-même cite indirectement les chercheurs de cette expérimentation.

« Selon les auteurs de ces deux recherches, l’écoute de la musique de Mozart contribue à calibrer la conduction nerveuse dans le cortex, particulièrement par le renforcement des processus créatifs de l’hémisphère droit associés au raisonnement spatio-temporel. Écouter Mozart faciliterait les opérations de symétrie associées aux plus hautes fonctions cérébrales, de même que la concentration et la pensée intuitive. Selon ces chercheurs, la musique de Mozart "réchauffe" le cerveau parce qu’elle est une musique complexe et qu’elle a un effet sur les configurations neurologiques complexes impliquées dans les activités cérébrales, telles que les mathématiques et les parties d’échecs. Une musique simple et répétitive pourrait avoir l’effet inverse. D’après les effets neurophysiologiques notés dans les encéphalogrammes administrés lors d’études préliminaires et complémentaires, les auteurs voient une similitude entre la disposition des cellules nerveuses en colonnes dans le cortex cérébral et l’architecture de la musique de Mozart. »

Gilles Parenteau

    1. Dernière recherche sur l’effet neurophysiologique de Mozart.89

Les chercheurs ont cette fois observé 78 enfants répartis en trois groupes (inégaux). Le premier groupe (34 enfants) a reçu des leçons privées de piano, avec un travail sur l’intervalle entre les notes, la coordination motrice fine, les techniques du doigté, la lecture à vue, les notions musicales et l’exécution de mémoire de petites musiques de Mozart et de Beethoven. Le deuxième groupe (20 enfants) a reçu des cours privés d’informatique et le troisième groupe (24 enfants) était témoin.

Les chercheurs ont constaté une amélioration sensible des capacités spatio-temporelle chez les enfants du groupe « piano ». Cet effet a duré au moins une journée, ce qui leur fait dire que c’est un effet à long terme.

    1. Pourquoi la musique de Mozart ?

Alfred Tomatis a illustré, en spectrogrammes, la musique de Mozart90. Ces spectrogrammes traduisent une musique d’allure déliée avec une coulée fluide que les musiques de Bach, Beethoven, Haydn ou Wagner ne traduisent pas.

Didier Raymond va plus loin encore dans son analyse de Mozart91. Selon cet auteur, Mozart aurait composé une musique constituée de non verbal à l’état pur.

« La musique de Mozart, même dans les opéras, est la plus silencieuse ou non verbale des musiques existantes, sans évocation sentimentale ni visuelle, sans idée ni vision du monde, sans référence à du passé, sans point d’appui ou repère autre que musical. (…) Jamais elle n’endosse la signification des paroles. »

Didier Raymond

Pour répondre plus simplement à cette question « pourquoi la musique de Mozart ? », je dirai qu’elle a une structure qui est proche de celle du cerveau, ainsi Mozart est très stimulant avant un quelconque travail. Ce virtuose nous permet d’être plus concentré si nous l’écoutons avant d’effectuer une tâche qui demande un peu de gymnastique du cerveau.

La musique du compositeur serait même plus proche des compétences mathématiques et son écoute développerait particulièrement les notions spatio-temporelles. D’après le Dr. Axel Cleeremans92, personne jusqu’aujourd’hui n’aurait réussi à répliquer à cette théorie.

    1. Conclusion de ces recherches.

Il est indéniable que Mozart a un effet sur la concentration. Suite aux résultats de ces recherches, nombre d’écoles américaines ont mis du Mozart comme musique de fond dans les classes. Cette musique étant non-verbale, elle ne perturbe jamais les processus verbaux et séquentiels de l’hémisphère droit du cerveau. Loin de nuire à la concentration, elle la renforce et l’améliore.

D’après Gilles Parenteau, il serait bon d’écouter du Mozart au moins une heure par jour dès les classes de maternelle. Toutes les musiques du génie peuvent être utilisées et se trouvent chez presque tous les disquaires. Selon l’auteur, améliorer ses performances de concentration est à la portée de tous.

Laissons enfin le dernier mot à Mozart :

« Les concertos tiennent juste le milieu entre le trop difficile et le trop facile. Ils sont très brillants, agréables aux oreilles, naturels, sans tomber dans la pauvreté. Cà et là, les « connaisseurs seuls » peuvent y trouver aussi satisfaction, pourtant de façon que les non-connaisseurs en puissent être contents, sans savoir pourquoi. »

Wolfgang Amadeus Mozart93

    1. L’effet Mozart parfois critiqué.

Comme l’écrit Catherine Latendresse dans un article paru dans la revue Psychologie Canadienne, elle conteste l’effet Mozart qui aurait été prouvé par Rausher, Shaw et Ky94. Selon elle, ces résultats devraient être considérés comme une simple supposition. En effet, suite aux expériences des scientifiques, une trentaine d’autres expérimentations ont été menées avec un résultat similaire à ceux de Rausher et Co que pour un tiers de celles-ci. Il ne faut donc pas faire de conclusions hâtives. Mais sa critique va plus loin encore. Elle remet en cause l’ouvrage de Don Campbell traitant de l’Effet Mozart (1995). Ce dernier y prétend que la musique de Mozart permettrait aux enfants de développer des capacités intellectuelles plus importantes, alors que ce livre serait basé sur des études anecdotiques (dont celle de Rausher, Shaw et Ky). Les études qu’il utilise ne sont pas toujours faites sur des enfants, comment dès lors prétendre que la musique aura des bienfaits sur eux ? N’y a-t-il pas de différence entre un collégien et un enfant ?


Chapitre 4 : Et si nous poussions la réflexion un peu plus loin ?…
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