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1. Que répondre à ceux qui avancent comme argument que la musique va déconcentrer l’enfant puisqu’il prendra le temps de l’écouter plutôt que de travailler ?

Peut-être en effet, l’enfant prendra-t-il le temps d’écouter la musique. Mais cela va-t-il réellement le déconcentrer ? Celle-ci va lui permettre d’être plus apaisé, plus calme, elle va l’inviter ensuite au travail. L’enfant qui prendra le temps d’écouter la musique n’y passera sans doute pas une heure entière. Il y sera attentif au début, puis la musique se fera doucement oublier et l’enfant se mettra au travail.

Il est parfois aussi important d’écouter la musique. Ainsi, pendant le moment d’accueil, les moments musicaux, en fin de journée, pendant le chant ou le jeu musical, l’enfant doit écouter la musique qui passe ou que les autres jouent. Sinon elle aura moins d’influence sur les élèves.

L’argument avancé tient donc la route pour un début de leçon les premières fois que l’enseignant utilise la musique. Mais bien vite sa présence deviendra naturelle, et l’enfant ne l’écoutera plus, il l’entendra.

2. La concentration comme compétence transversale.

La concentration fait partie de l’hygiène de vie des enfants. Il me paraît donc très important de la développer à l’école, et ce dans tous les cours.

On peut la développer par le jeu, en motivant l’enfant, par la musique, par des étirements et de la relaxation. Elle n’appartient donc pas à une discipline particulière. Elle rejoint tout à fait les compétences transversales relatives à la prise de conscience de son fonctionnement. Pour mieux se concentrer, il faut apprendre à se connaître soi, prendre conscience de ses attitudes et de ses fonctionnements.

Travailler la concentration à l’école amènera de meilleurs résultats dans chacune des disciplines. Prenez le temps de le faire, prenez le temps de diffuser de la musique dans vos classes.


Chapitre 5 : Petits trucs et ficelles de tous les jours pour tous les instits.

Il est possible d’utiliser la musique au quotidien dans sa classe sans devoir être musicien pour autant. Elle peut être présente à des petits moments clés que Bruno Hourst a bien ciblés. N’hésitez donc pas à mettre de la musique à l’école, cela ne demande pas énormément de temps et d’efforts.

Voici donc quelques propositions de compositeurs en fonction du travail ciblé :95

  • Pour favoriser un travail de groupe : Haendel ou Vivaldi ;

  • Pour favoriser la recherche individuelle : Beethoven, Mozart, musique indienne ;

  • Pour favoriser les synthèses d’informations : Bach, Scarlatti, musique baroque96 ;

  • Pour favoriser la compréhension d’un processus complexe : Bach, Mozart ;

  • Pour créer un état d’esprit de curiosité et de plaisir de la découverte (particulièrement adapté pour les mises en situation) : Haydn, Mozart ;

  • Pour aider à la concentration : Bach, Debussy, Fauré, Mozart ;

  • Pour aider au développement de la confiance en soi et pour donner du courage : Beethoven, Mozart, Berlioz, Haendel, Mendelssohn ;

  • Pour aider à sortir de l’ennui et des répétitions : les danses de Tchaïkovski, Brahms, Dvorak ou Weber et en particulier les valses de Johann et Richard Strauss ou de Chostakovitch ;

  • Pour développer une imagerie guidée, une meilleure visualisation : musique romantique lente ;

  • Pour faire une pause ou redonner du tonus : danses populaires, rock des années ’60, thèmes de musique de films, mais aussi Bach, Debussy, Fauré, Ravel, Mozart ;

Toutes ces propositions peuvent aussi être appliquées à la maison, elles ne sont pas réservées aux situations de classe.

Voici aussi quelques conseils à appliquer lorsque l’on utilise la musique dans un lieu d’apprentissage comme la classe ou l’école :

  • Il ne s’agit pas d’introduire la musique dans une classe du jour au lendemain sans explication… L’enfant a besoin de comprendre pourquoi l’enseignant utilise la musique. Il faut aussi savoir choisir sa musique en fonction de la situation. Ainsi évitez, par exemple, de mettre une musique qui invite au mouvement lorsque les enfants doivent effectuer une tâche difficile.

  • Il faut tenir compte des remarques éventuelles des enfants. S’ils n’aiment pas une musique, il est alors inutile d’insister. Cherchez plutôt celles qui leur plaisent et qui conviennent toujours à votre activité.

  • Evitez de mettre de la musique tout le temps, les enfants risqueraient de se lasser et cela finirait par fatiguer l’oreille et par conséquent, le cerveau.

  • Utiliser la musique dans des petits rites tout au long de la journée : lors de l’accueil, faire des petits moments musicaux, etc.…

  • Pensez à toujours donner le nom de ce que les enfants ont écouté, n’hésitez donc pas à vous renseigner sur le compositeur et sur le morceau.

  • Veillez à être très attentif au volume sonore de la musique, il ne faudrait pas qu’elle soit une gêne pour les enfants.

  • Si vous utilisez des CD, préparez-les avant de commencer l’activité afin que les enfants ne relâchent pas leur attention lorsque vous mettez la musique.

Enfin, je me permets de rappeler ici les différents moments où la musique apporte une aide au développement de la concentration chez les enfants.

  • Au début de la journée pour accueillir les enfants. Ils entrent en classe alors qu’un fond musical se fait entendre97 ;

  • Pendant les pauses, c’est l’occasion de faire un petit moment musical où les enfants se couchent sur leur banc et prennent le temps d’écouter la musique98 ;

  • En fin de journée, pour détendre les enfants et rappeler les notions principales vues en cours de journée99 ;

  • Comme soutien d’une activité, il s’agit alors de mettre un fond musical adapté pendant que les enfants travaillent de façon autonome100 ;

  • N’hésitez pas non plus à faire chanter les enfants, cela leur apprend à être plus concentrés101 ;

  • N’hésitez pas non plus à faire jouer vos enfants sur des instruments de musique, mais aussi avec leur corps (taper dans les mains, sur les cuisses, avec les pieds, etc.…) car tout comme pour la chanson, les enfants apprendront ainsi à développer leur concentration102.




Conclusion

La musique peut-elle favoriser la concentration ? Je pense qu’après des recherches, des mises en pratiques et observations, je peux répondre par l’affirmative à cette question. Il existe de multiples moyens d’utiliser la musique pour qu’elle aide les enfants à mieux se concentrer et même à apprendre à se concentrer. Elle est un outil magnifique.

Les enfants sont aussi beaucoup en contact avec la musique dans leur vie quotidienne… Que ce soit par la radio, à la télévision, dans la rue ou les transports en commun ou même dans leur chambre ou à l’école, ils ont besoin d’y être éduqués. Développer la concentration par la musique c’est aussi donner l’occasion aux enfants d’apprendre à l’utiliser et à l’écouter. C’est encore leur faire découvrir des genres de musiques qu’ils ne connaissent peut-être pas encore. Elle est là depuis la nuit des temps, et aujourd’hui je vous invite à l’écouter, à l’apprivoiser, à l’aimer pour l’utiliser au bénéfice de votre santé, de celle de vos enfants. Comme le disait si bien Michel Sardou : « La vie c’est plus marrant, c’est moins désespérant, en chantant »103. Dans cette même chanson, Michel Sardou nous invite à utiliser la musique dans nos apprentissages : « Quand j’étais petit garçon, je repassais mes leçons, en chantant »104.

Lors de mes parties pratiques, j’ai pu observer le pouvoir de la musique sur les enfants, sur le cerveau humain. Les élèves prenaient beaucoup de plaisir à écouter cet art magnifique, pour certains, Ravel est même devenu un ami de tous les matins ! Inconsciemment, la musique avait une influence positive sur tous ces chérubins au travail, elle les invitait à mieux se concentrer.

Le Docteur Alfred Tomatis ou le Docteur Georgi Lozanov nous ont aussi donné quelques idées de l’utilisation de la musique dans nos apprentissages. Ces théories sont aussi applicables sur des adultes bien sûr.

Toutes mes recherches m’ont conduit vers une musique indispensable à la concentration. Je n’ai pas trouvé d’ouvrage qui allait à l’encontre de cette affirmation ! Peut-être que certains ne soutiennent pas que la musique peut apporter une aide non négligeable, mais ceux-là ne se sont pas encore exprimés ou je ne les ai pas trouvés. Bien sûr la science n’a pas fini de faire ses preuves dans ce domaine… De plus nous ne pouvons toujours pas mesurer la concentration, dès lors comment être certains que la musique la développe bien ?… Beaucoup de témoignages convergent néanmoins vers un art qui soutient la concentration des enfants. Je ne tirerai pas de conclusion de mes observations personnelles, mais d’autres auteurs, entre autres Bruno Hourst, se sont permis de conclure à ce sujet avant moi, c’est donc par la parole de ce dernier que je conclurai le présent travail.

« La musique est une clé majeure pour favoriser un apprentissage, mais elle est très sous-employée.

On peut aller beaucoup plus loin en considérant la musique comme un élément essentiel au développement harmonieux de tout être humain. Mais n’importe quelle musique ne peut jouer ce rôle.

Savoir faire découvrir au petit enfant la musique dans toute sa richesse et sa complexité, introduire la musique au cœur de tout système éducatif (et non la reléguer dans les coins du programme), développer la pratique de la musique à tous les niveaux de la société, introduire la musique (mais pas n’importe laquelle) dans les lieux de travail : cela pourrait peut-être changer bien des choses… »

N’hésitez donc plus, découvrez la musique et utilisez-la dans vos classes pour le bien-être de vos élèves. Que Mozart, Vivaldi, Beethoven, Debussy, Mendelssohn, Haydn, Haendel, Corelli, Bach et tous les autres vous accompagnent au quotidien. Ce travail est là pour vous aidez à les inviter dans votre classe.

Enfin, comme le dit si bien Vincent Van Sull :

« Osez la musique ! »

1 Sous la dir. de J. Rey-Debove & A. Rey, « Le Nouveau Petit Robert », éd. Dictionnaire Le Robert, Paris, 2002, p.172.

2 http://www.climoilou.qc.ca/fr/fs08/fs0802/guides/attention.html

3 P.-P. Gagné, « Pour apprendre à mieux penser : trucs et astuces pour aider les élèves à gérer leur processus d’apprentissage », éd. La Chenelière, Montréal, 1999.

4 Op. Cit.

5 Op. Cit.

6 C. Drouin & A. Huppé, « Plan d’intervention pour les difficultés d’attention », éd. La Chenelière, Montréal, 2005.

7 Op. Cit.

8 Sous la dir. de J. Rey-Debove & A. Rey, « Le Nouveau Petit Robert », éd. Dictionnaire Le Robert, Paris, 2002, p.499.

9 C. Drouin & A. Huppé, « Plan d’intervention pour les difficultés d’attention », éd. La Chenelière, Montréal, 2005.

10http://66.102.9.104/search?q=cache:QjuCetP74uwJ:www.cocp.ulaval.ca/webdav/site/cocp/shared/reussite/Guide_Concentration.pdf+concentration&hl=fr&ct=clnk&cd=12&gl=be&lr=lang_fr

11 Cfr. Chapitre 3, point 2 Comment favoriser la concentration ?

12 http://www.unites.uqam.ca/tdah/pages/mesures.htm

D’après le modèle d’évaluation de l’attention imaginé par Mateer et Mapou (1996).

13 Joëlle Mirabaud, coordinatrice du projet d’établissement du Lycée Mansart.

14 http://premiumorange.com/renard/tests/concentMotiv1ou3.htm

15 B. Hourst, « Au bon plaisir d’apprendre », éd. Interéditions, Paris, 1997.

16 Observations faites au cours de mes stages de formation.

17 http://www.elycee.com/blogger/wordpress/?p=301

18 Cours de F. Dourte , « Différenciation des apprentissages et orthopédagogie », Syllabus de M. Dechamps complété par F. Dourte, Encbw LLN département NP, 2006 – 2007, p50.

19 http://www.psychomedia.qc.ca/qfr55.htm

20 Cours de F. Dourte , « Différenciation des apprentissages et orthopédagogie », Syllabus de M. Dechamps complété par F. Dourte, Encbw LLN département NP, 2006 – 2007, p50.

21 Ou Rélatine, c’est un médicament qui porte plusieurs noms. Il est remboursé par la mutuelle depuis 2005, année durant laquelle la Belgique a reconnu l’hyperactivité comme étant une maladie.

22 http://www.freewebs.com/medicaments/medicament_rilatine.htm

23 Plus d’informations sur les ondes cérébrales dans le chapitre 2, point 4 Les ondes cérébrales et la musique

24 B. Hourst, « Au bon plaisir d’apprendre », éd. Interéditions, Paris, 1997.

25 C. Drapeau, « J’apprends à apprendre », éd. Editions Montagne, Québec, 1996.

26 Découverte de ce scientifique et sa méthode dans le chapitre 3, point 7 Que nous dit la méthode Tomatis ?

27 C. Drapeau, « J’apprends à apprendre », Chap. 3, éd. de Montagne, Québec, 1996.

28 B. Hourst, « Au bon plaisir d’apprendre », Chap. 5, éd. Interéditions, Paris, 1997.

29 Op. Cit.

30 Op. Cit.

31 13 à 25 cycles par seconde.

32 8 à 12 cycles par seconde.

33 C. Drapeau, « J’apprends à apprendre », éd. de Montagne, Québec, 1996.

34 4 à 7 cycles par seconde.

35 Il s’agit d’un « on dit »

36 Marie-Louise Aucher (1908 – 1994), musicienne et cantatrice, elle découvre les correspondances vibratoires entre les sons et le corps humain qu’elle va utiliser à des fins thérapeutiques. Elle établit également une échelle des sons qui rejoint certains points de la Médecine Traditionnelle Chinoise. Elle fonde alors la Psychophonie, démarche novatrice dans l’enseignement de la pose de la voix.

37 Cfr. Chapitre 2
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