Résumé Depuis quelques années, le nombre de catastrophes naturelles et de crises complexes dues à des conflits, sans oublier leurs conséquences, ont augmenté dans une large mesure.








télécharger 70.52 Kb.
titreRésumé Depuis quelques années, le nombre de catastrophes naturelles et de crises complexes dues à des conflits, sans oublier leurs conséquences, ont augmenté dans une large mesure.
page1/4
date de publication24.10.2016
taille70.52 Kb.
typeRésumé
e.21-bal.com > droit > Résumé
  1   2   3   4
La stratégie belge dans le domaine de l’aide
humanitaire



Septembre 2012

1. Résumé



Depuis quelques années, le nombre de catastrophes naturelles et de crises complexes dues à des conflits, sans oublier leurs conséquences, ont augmenté dans une large mesure. Les pouvoirs locaux, et souvent même nationaux, sont largement impuissants face à ces désastres. A la suite des recommandations adressées à la Belgique par le secrétariat au développement de l’OCDE en 2005 et consécutivement à l’évaluation externe des instruments humanitaires belges en 2007, l’étendue, la stratégie, le financement et la gestion de l’aide humanitaire belge ont été progressivement adaptés.
L’aide humanitaire diffère des autres types d’aide que la Belgique fournit aux pays en développement. Son mandat est clairement défini : sauver des vies, atténuer les souffrances et préserver la dignité humaine.
La stratégie belge en matière d’aide humanitaire résulte d’une approche de principe dictée par le droit humanitaire, les principes et bonnes pratiques de l'action humanitaire et le Consensus de l’Union européenne (UE) sur l’aide humanitaire. A l’exception de B-FAST, la Belgique n’apporte pas d’aide humanitaire. Notre pays soutient les organisations partenaires internationales et civiles et tente de renforcer systématiquement les possibilités d’intervention collectives internationales sur le plan humanitaire. La Belgique fait partie d’une équipe mais a gardé sa propre identité.
Au sein du système humanitaire, elle a choisi de se concentrer sur un certain nombre de priorités géographiques et thématiques. Ce choix est principalement lié à l’expérience de la Belgique dans des pays et domaines bien particuliers. Les priorités sont fixées en fonction d’une analyse de la synergie et de la complémentarité éventuelle, des lacunes et de la manière d’atteindre de meilleurs résultats à travers une répartition des tâches entre les donateurs, surtout en Europe.
A la suite du Consensus européen en matière d’aide humanitaire et des recommandations émises par diverses peer reviews et évaluations par le passé, la Belgique a décidé de mettre en place un certain nombre de moyens de soutien spécifiques. Ceux-ci offrent une approche différenciée et adaptée sous la forme d’un financement rapide et flexible lors de périodes critiques, d’une meilleure prévisibilité et d’un partage du fardeau (burden sharing) au sein du système global de l’aide humanitaire.

2. De l’aide d’urgence à l’aide humanitaire


Au cours de ces dernières années, le nombre de catastrophes et de conflits, ainsi que leur impact, ont augmenté dans une large mesure. Il arrive que ces désastres et conflits prennent des proportions considérables. Le climat peut provoquer d’importants ravages, comme en témoignent les inondations au Pakistan et la sécheresse au Niger en 2010, l’ouragan Nargis au Myanmar en 2008 et Katrina aux Etats-Unis en 2004. De nombreuses situations d’urgence plus localisées liées au climat sont également recensées, notamment des glissements de terrain, des inondations et averses locales, mais elles attirent moins l’attention médiatique. Parmi les autres catastrophes naturelles citons les tremblements de terre, pouvant être exceptionnellement ravageurs, comme celui du Japon en 2011, suivi d’un tsunami ou bien encore le tremblement de terre qui a dévasté Haïti début 2010 et le Cachemire en 2005.
Outre les catastrophes naturelles, certaines régions sont également en proie à des crises humanitaires provoquées par des conflits, comme celle qui touche depuis 1988 la République démocratique du Congo ou encore la crise en Afghanistan et au Pakistan, au Soudan, en Somalie, etc. Ces « crises plus complexes » sont non seulement responsables d’une tragédie humaine mais elles plongent aussi les pays touchés dans des situations de crise prolongée et permanentes. Ces crises complexes nécessitent de nouveau chaque année les plus gros besoins. La part de l’aide allouée aux zones de conflit oscille généralement autour de 80 % chaque année.
L’aide humanitaire diffère d’autres types d’aide apportée par la Belgique aux pays en voie de développement. Son mandat est clairement défini: sauver des vies, atténuer les souffrances et préserver la dignité humaine. Cette attention spécifique permet de renforcer l’aide humanitaire, même lorsque d’autres formes d’assistance sont exclues. Le gouvernement national et l’administration locale sont les principaux responsables de l’aide apportée aux victimes.
En cas de catastrophe majeure, le pays fait généralement appel à la logistique et aux effectifs de l’armée nationale. La communauté internationale doit alors réellement entrer en action lorsque les autorités locales ne peuvent, ou ne veulent pas intervenir, ou lorsque les systèmes locaux sont impuissants.
Pour les autorités nationales, la demande d’aide représente une étape majeure car cela signifie qu’elles ne sont pas en mesure de faire face à la situation. A ce moment entrent en vigueur les règles du droit international humanitaire en cas de conflits, les directives d’Oslo et MCDA pour l'utilisation des ressources militaires et de la protection civile en cas de catastrophes ainsi que le Consensus européen sur l’aide humanitaire. Afin que les pays n’aient pas peur de demander de l’aide humanitaire internationale, il est essentiel que cette aide soit apportée sans la moindre arrière-pensée. Elle ne peut en aucun cas être l’expression cachée ou claire des agendas politiques ou militaires.
Bien que dans le cadre de certaines crises il semblerait qu’il soit parfois préférable de combiner les objectifs humanitaires à d’autres buts, c’est justement parce que le gouvernement peut avoir confiance dans le fait qu’aucun agenda supplémentaire ou dissimulé n’entre en jeu qu’il se montre prêt à demander ou accepter de l’aide humanitaire. Les autorités sont contraintes de s’occuper de leur population et de respecter le droit humanitaire. Si les pays ne réclament aucune aide, la communauté internationale doit alors leur rappeler leurs responsabilités envers la population et demander l’accès pour les organisations humanitaires en mesure d’apporter de l’aide.
En raison des capacités de réaction relativement restreintes et de la complexité des besoins, même les plus grandes organisations humanitaires internationales ne peuvent apporter d’aide efficace par elles-mêmes. L’implication collective de la population touchée et des nombreux organismes locaux et internationaux est dès lors nécessaire. Ce haut niveau de dépendance mutuelle transforme l’apport d’aide humanitaire en une opération intensive et complexe requérant une bonne coordination des différents soutiens individuels mûrement étudiés.
En effet, au cours de ces dernières années, le secteur humanitaire s’est développé dans une très large mesure. Outre l’augmentation du nombre de donateurs, nous assistons également à une prolifération des acteurs humanitaires et à la fragmentation des moyens. Les acteurs humanitaires traditionnels sont épaulés par de nouveaux intervenants dont le niveau de professionnalisme est extrêmement variable, compliquant ainsi la coordination de l’aide, surtout dans le cadre de crises high-profile.
L’accroissement de l’ampleur et de la visibilité de l’action humanitaire est à l’origine d’un plus grand intérêt dans les médias et auprès du grand public. Le monde politique entend donc donner de l’argent le plus vite et le plus médiatiquement possible. Les évaluations des catastrophes du passé révèlent clairement que ce phénomène est néfaste pour les projets qui nuisent ainsi à moyen et à long terme aux intérêts des victimes. L’instrumentalisation de l’aide humanitaire est un obstacle supplémentaire. En raison d’une négligence vis-à-vis des principes traditionnels de neutralité et d’impartialité, les acteurs de terrain actifs dans l’aide humanitaire courent de plus en plus de risques dans les régions en proie à un conflit.
  1   2   3   4

similaire:

Résumé Depuis quelques années, le nombre de catastrophes naturelles et de crises complexes dues à des conflits, sans oublier leurs conséquences, ont augmenté dans une large mesure. iconRésumé Depuis quelques années, nombreux chercheurs s’entendent pour...

Résumé Depuis quelques années, le nombre de catastrophes naturelles et de crises complexes dues à des conflits, sans oublier leurs conséquences, ont augmenté dans une large mesure. iconLes chemins de la puissance : les Etats-Unis et le monde depuis les 14 points de Wilson
«monde libre». Mais leurs multiples interventions militaires, leur omniprésence diplomatique, économique et culturelle, sans rivale...

Résumé Depuis quelques années, le nombre de catastrophes naturelles et de crises complexes dues à des conflits, sans oublier leurs conséquences, ont augmenté dans une large mesure. iconCommuniqué de presse
«sous sa présidence, l’Agence s’est rapidement imposée comme un acteur de référence dans le développement économique du Val-de-Marne....

Résumé Depuis quelques années, le nombre de catastrophes naturelles et de crises complexes dues à des conflits, sans oublier leurs conséquences, ont augmenté dans une large mesure. iconRésumé : À la fin du siècle précédent, la philosophie du développement...
«conséquences du progrès technique susceptible de nuire à la vie sur la Terre, aux équilibres naturels, et à l’évolution de l’humanité»Il...

Résumé Depuis quelques années, le nombre de catastrophes naturelles et de crises complexes dues à des conflits, sans oublier leurs conséquences, ont augmenté dans une large mesure. iconRésumé : La franchise paraît être un des modes d’implantation favoris...

Résumé Depuis quelques années, le nombre de catastrophes naturelles et de crises complexes dues à des conflits, sans oublier leurs conséquences, ont augmenté dans une large mesure. iconLa Banque Scotia et General Motors du Canada célèbrent le premier...
«Un an plus tard, nos cartes Visa gm banque Scotia (Infinite et sans frais) nous ont permis d'atteindre notre objectif, tout en s'attirant...

Résumé Depuis quelques années, le nombre de catastrophes naturelles et de crises complexes dues à des conflits, sans oublier leurs conséquences, ont augmenté dans une large mesure. iconRapport Brundtland [ 1 ], le développement durable est : «un développement...
Un développement qui répond aux besoins des générations du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre...

Résumé Depuis quelques années, le nombre de catastrophes naturelles et de crises complexes dues à des conflits, sans oublier leurs conséquences, ont augmenté dans une large mesure. iconRésumé : Dans quelle mesure l’expérience internationale permet-elle...

Résumé Depuis quelques années, le nombre de catastrophes naturelles et de crises complexes dues à des conflits, sans oublier leurs conséquences, ont augmenté dans une large mesure. iconRésumé La présente recherche a pour objectif d’étudier dans quelle...

Résumé Depuis quelques années, le nombre de catastrophes naturelles et de crises complexes dues à des conflits, sans oublier leurs conséquences, ont augmenté dans une large mesure. iconCommuniqué Pour diffusion immédiate Expo-Champs 2015 : une édition...
«Machine Sync» de John Deere qui synchronise le travail de la moissonneuse-batteuse et du tracteur, sans oublier la présentation...








Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
e.21-bal.com